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Manifestations lycéennes à Chalon-sur-Saône, Paulette Matray saisit le préfet de Saône-et-Loire.
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Communiqué – À la suite des manifestations lycéennes qui se sont déroulées à Chalon-sur-Saône ces derniers jours, Paulette Matray, sénatrice de Saône-et-Loire, a adressé un courrier au préfet. Elle lui fait part de sa préoccupation quant aux conditions de maintien de l’ordre et sollicite des explications.
Vendredi matin, la sénatrice est allée à la rencontre de plusieurs de ces manifestants. L’un d’eux lui a rapporté qu’un camarade, qui guidait le cortège au mégaphone pour le garder groupé et calme, avait été interpellé, avant que son mégaphone ne soit détruit. D’autres témoignages recueillis sur place font état de gaz lacrymogènes utilisés sans sommation contre des lycéens qui attendaient d’être rejoints par leurs amis devant le lycée Jeannette Guyot. Ils décrivent également des sommations enchaînées trop vite pour laisser le temps de se disperser, et des agents dont le numéro d’identification individuel n’était pas visible.
Dans son courrier, Paulette Matray rappelle que la dispersion d’un attroupement par la force est subordonnée à des sommations préalables, sauf violences exercées contre les forces de l’ordre. Elle rappelle aussi que l’emploi de la force doit rester strictement proportionné. Elle s’interroge sur des interpellations qui auraient visé en priorité les jeunes cherchant à encadrer la manifestation, plutôt que les auteurs de débordements, qu’elle condamne sans réserve.
« Ces lycéens se mobilisent pour des professeurs remplacés, des classes moins chargées et des établissements dignes. Leurs revendications sont légitimes et leur mobilisation a été très majoritairement pacifique. Interpeller ceux qui tiennent le mégaphone pour garder le cortège calme, c’est se priver des meilleurs relais de l’apaisement. L’ordre public se maintient par le discernement et le respect des règles, pas en adressant à toute une génération un message de défiance », déclare Paulette Matray.
La sénatrice demande au préfet de lui préciser les conditions d’usage des moyens lacrymogènes, les sommations effectuées, ainsi que le nombre, les motifs et les suites des interpellations, dont celles visant des mineurs. Elle propose, si la mobilisation se poursuit, une concertation sous l’autorité du préfet avec les services de l’État, l’Éducation nationale, les organisations syndicales, les représentants lycéens et les élus. Elle salue enfin le rôle de la CGT et de la FSU, qui ont accompagné les jeunes et contribué à apaiser les tensions.


