Championnat du monde pêche – Au bout de la ligne… un titre mondial

C’est du sérieux. Au championnat du monde de pêche en eau douce, organisé à Montceau-les-Mines, Montchanin et Saint-Laurent-d’Andenay, chaque nation affiche fièrement ses couleurs. Dans le dos de chaque compétiteur, le nom du pays qu’il représente. Certains maillots éclatent de couleurs, comme ceux des Pays-Bas ou de l’Espagne, quand d’autres misent sur une sobriété toute aussi affirmée.

Depuis hier et le début des séances d’entraînement à Montceau, la tension monte. Onze nations sont engagées chez les U25, quatorze équipes en U15 et dix en U20. Les derniers réglages s’effectuent avant deux journées où chaque détail pourra faire basculer le classement.

Dans le camp français, le capitaine-manager des U25, Eric Blanc, affiche une confiance mesurée. « Tout se passe bien », assure-t-il, même si les conditions de pêche s’annoncent particulièrement exigeantes. « Depuis huit jours, le lac du Plessis n’a pas été pêché, conformément au règlement international. Il faut réussir à faire venir les poissons vers la berge ».

Le technicien connaît parfaitement le plan d’eau. « Nous aimons venir ici. Cette année, le niveau est un peu plus bas, ce qui rend les installations plus compliquées, mais cela fait partie du jeu ».

Et surtout, qu’on ne lui parle pas d’une équipe de France outsider. « On se trompe », réplique-t-il sans hésiter. « Lors des trois dernières éditions, nous avons remporté deux médailles d’or et trois médailles d’argent ». Un palmarès qui rappelle que les Bleus arrivent avec de solides références et l’ambition de conserver leur place parmi les meilleures nations.

Evoluer à domicile ajoute forcément une pression supplémentaire. Attendus par le public de Saône-et-Loire, les Français savent qu’ils devront répondre présents. Une responsabilité qui peut aussi devenir une source de motivation pour aller chercher la performance.

Face aux Polonais, sacrés champions du monde en 2025, la France aligne, comme toutes les délégations, cinq pêcheurs. Mais seuls quatre d’entre eux seront en lice lors des épreuves des 7 et 8 août. Parmi les sélectionnés figure Lucas, licencié à Mâcon, qui aura lui aussi un rôle à jouer dans la quête d’une nouvelle médaille.

La délégation française compte au total onze membres : cinq pêcheurs, cinq coaches et un responsable de l’intendance. Une organisation millimétrée pour un objectif unique, monter sur le podium.

Une chose est sûre, au championnat du monde de pêche, rien n’est laissé au hasard.

J.B.

 

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