Blanzy – L’inquiétude légitime des agriculteurs

A l’assemblée générale de la FDSEA ce mardi à Blanzy, de nombreuses inquiétudes ont été évoquées par le public présent et les différents responsables qui sont intervenus successivement.

Le vivre ensemble et les difficultés croissantes entre population et milieu agricole du fait d’un urbanisme qui accole de l’habitat à des exploitations existantes, du fait des problèmes concernant l’industrie chimique et ses produits dérivés, etc.
« Laissez-nous notre glyphosate », plaide une animatrice de pays.

– Le sort des retraites et un niveau de vie toujours aussi bas

– La numérisation triomphante qui reporte les charges déclaratives sur les agriculteurs alors que le haut débit n’est pas installé partout, ainsi que la 4G ; que la simplification administrative crée souvent un surcroit de complexité pour le déclarant ; que chaque erreur involontaire se paye illico très cher, alors que se discute la fameuse loi sur le droit à l’erreur.

– Le nouveau découpage des zones défavorisées heurte profondément le milieu agricole. Christiane Lambert la Présidente de la FNSEA était hier dans les 2 Sèvres, un département touché par les nouveaux zonages où la profession a perdu 9,5 millions d’€ d’aides soit entre 6 et 25000 par exploitation.

Christiane Lambert, présidente de la FDSEA, accuse l’ancien ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll d’avoir arrêté volontairement la réflexion sur le sujet juste avant les présidentielles et laissé la patate chaude à son successeur qui a tardé à s’en emparer.

Le Mercosur inquiète fortement et surtout le manque de volonté politique face aux conséquences prévisibles de ses dispositions. La Saône-et-Loire est un des départements où existe les plus de filières agricoles, une des plus grandes diversités de productions et qui travaille autour de labels comme le label Rouge, ou le Bio, des IGP, l’AOC charolais, etc.

Des paysans présents dans la salle et qui sont des pionniers de cette nouvelle agriculture raisonnée, de qualité, respectueuse du produit et des races de bêtes se posent la question de continuer ainsi alors que le marché va être inondé de produits intraçables fabriqués ou élevés dans des conditions dont la France ne veut plus.

Beaucoup d’inquiétude et une énorme attente de réponses.

Gilles DESNOIX

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