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Blanzy – Didier Moury et son film événement, c’est ce soir

Pratiquement deux ans ont été nécessaires pour réaliser ce film. Un film « pour garder un témoignage sur Blanzy' »explique Didier Moury, l’homme à la caméra.

Aussitôt il prévient, « ce n’est pas un film propagande ». A l’origine, ajoute-t-il, « c’était un coup de gueule ». Parce que les années passent, le Blanzy d’hier et celui d’aujourd’hui a changé avec le temps et « rien ne matérialisait l’évolution de la commune. « Ces images sont pour nos enfants, petits-enfants. Ils pourront se rendre compte de la métamorphose, ne pas oublier ».

MDS production, le producteur de ce reportage de 50 minutes, retrace donc l’histoire de la commune avec de vieilles images, cartes postales…  Didier Moury, le réalisateur, a arpenté les rues de Blanzy sa caméra à l’épaule, mais aussi avec des vues du ciel grâce à son drone.
Des témoignages, des moments d’émotions et de découvertes…

Film diffusé au public, salle EVA ce vendredi 25 octobre 2019 à 20h30. Entrée gratuite.

En voici les grandes lignes, les thèmes abordés. Cinquante minutes, c’est cinquante nuances qui devraient émerveiller vos pupilles. A voir sans autorisation parentale.

J.B.

 

Blanzy, ville d’histoire, ville d’avenir

Depuis la Préhistoire, à Blanzy, comme partout dans le monde, l’être humain à bien évolué. Des silex taillés prouvent que les hommes ont occupé les hautes terrasses de la Bourbince. Ils campaient au-dessus des cours d’eau pour guetter le passage des
animaux. L’homme de Cro-Magnon a vécu à proximité de l’actuelle usine Michelin.
Blanzy traverse le Moyen Âge sans être épargnée par les brigandages, la famine, la peste et les guerres de religion. La ville entre dans le 19e siècle avec déjà plus de 1 500 habitants. Une population constituée principalement de paysans,
mineurs ou verriers. En 50 ans De 1806 à 1856 sa population va plus que doubler.

 

La Bourbince 

Blanzy est traversé par la rivière Bourbince. Elle était, jusqu’à la création du canal du Charolais, large, capricieuse, presque impraticable. Très tôt, peut-être dès l’époque gallo-romaine, un pont a été construit, très étroit et possédait des accès maçonnés et six arches. Il a été démoli en 1793, lors des aménagements du canal.

Le Canal 

Depuis le 16e siècle, certains géographes avaient l’idée d’un canal reliant la Saône à la Loire. Au18e siècle, le développement des mines de charbon au Creusot et à Blanzy rendent le projet nécessaire. Le Canal du Charolais sera l’oeuvre d’un brillant
architecte et ingénieur bourguignon, Emiland Gauthey.  L’arrivée du chemin de fer au Creusot et à Montceau-les-Mines dans les années 1860 fera perdre au canal une partie de son trafic.

 

Gendarmerie

Très tôt la nécessité d’installer une brigade de gendarmerie à BLANZY se fit sentir les gendarmes les plus proches se trouvaient à Montcenis. Ce n’est que début 1847 par décision ministérielle qu’une brigade à cheval est créée dans les locaux situés sur la route du Canal du Centre entre BLANZY et Montceau-les-Mines avant de s’installer dans les dépendances du château de Savigny puis rue de la République et fermer en 1988.

Les étangs

Le territoire de Blanzy est situé sur les grès permiens. Dès le haut Moyen Age, en barrant les ruisseaux, les moines et les seigneurs ont créé de très nombreux étangs dont les traces sont visibles partout dans le paysage. Ces étangs étaient des élevages de poissons.

Les Moulins

On comptait au Moyen Age à Blanzy une bonne dizaine de moulins à eau Ces moulins ne
servaient pas qu’à écraser le grain, mais aussi à scier le bois, battre le fer et fouler les étoffes. Celui que nous pouvons
voir encore de nos jours est celui de la Croix des Mâts.

 

Les seigneuries

Tout notre pays est jusqu’à la Révolution une mosaïque de seigneuries, grandes ou petites, dont le chef-lieu est un château ou un bâtiment plus ou moins fortifié. On en compte une bonne dizaine. La plus importante est la seigneurie ecclésiastique du Doyenné de Blanzy  appartenant à l’abbaye de Cluny. Les autres sont Le Plessis, Le Fragnay, Gueurce, Ocle, Savigny, Montauloup, La Sorme, Montchambert.

La mine

Le document le plus ancien que nous connaissons sur l’exploitation de la houille à Blanzy, date de février 1511.  L’extraction du charbon de fond dans le Bassin minier s’arrête en 1992, pendant que l’extraction de surface se poursuit jusqu’en 2000.

 

Les fours à chaux

Le long de la levée du canal, sur la route de Montchanin, se dresse un édifice imposant, maçonné en pierre, avec de multiples façades, un peu ruineux et couvert de lierre. Les anciens l’appellent «les fours à chaux». C’est le témoin d’une activité ancienne et importante de la commune.. Mais plus personne ne l’a vu fonctionner et les jeunes ne savent pas de quoi il s’agit…

La verrerie de Blanzy

La verrerie de Blanzy a été fondée en 1806. Cette usine est destinée à la fabrication des bouteilles en verre noir à l’usage des vins
blancs mousseux et de la bière. Plus de 160 ouvriers y travaillait. Les fours sont démolis dans les années 1920-25.

 

Le curé Beraud

Dans le coin droit de la Cour de Cluny, au pied des escaliers de l’ancienne Chapelle des Soeurs, se dresse la statue du curé Beraud. C’est l’occasion de résumer la vie d’un personnage légendaire de notre commune, celui que les anciens blanzymois appellent encore « le Curé Braud ». François Beraud fut nommé curé de Blanzy en 1839.

Eglise

L’église de Blanzy, dédiée à Saint Pierre et Saint Paul, est de style néogothique. La paroisse de Blanzy est très ancienne, et est née de la nécessité d’une église pour baptiser les fidèles. Aujourd’hui, La nef centrale est encadrée de collatéraux dont les fenêtres apportent la lumière. Nous pouvons y voir de magnifiques statues, de Saint Paul, Saint Pierre, Saint Evêque, Sainte Barbe, ainsi de magnifique vitraux.

 

Blanzy en Mars

Blanzy en Mars en Famille à débuté en 2008. Le mois de mars est devenu synonyme de musique et de fête. Comme son nom l’indique les manifestations s’organisent tout le long du mois de mars, un programme haut en couleurs de musiques.

Carnaval

Né de l’amitié entre Blanzy et Hettenleidelheim, le carnaval réunit tous les deux ans des associations Blanzynoises, allemandes, et des groupes invités.

Musé de la mine

Dans les années 1970, le personnel du site de Blanzy, constatant la disparition d’objets et d’équipements témoins de l’activité minière, décident de regrouper, ce qui peut être conservé. Le musée ouvre ses portes au public en 1978,.

 

Entreprise Michelin 

L’implantation de l’usine MICHELIN dans les années soixante-dix sur le site de La Fiolle à Blanzy n’est pas anodine. En effet la situation géographique sur l’axe « trans européen », facilite un approvisionnement en matière première ainsi que la ventilation des produits finis.  Elle demeure un pilier de l’emploi dans le Bassin minier.

Les pompiers

En 1882, la commune se dote d’une pompe à incendie et fait construire un local pour la déposer. Du fait qu’il existe le matériel nécessaire, à savoir la pompe à incendie avec les accessoires et 250 seaux d’une contenance de 12 litres chacun, le conseil municipal, par délibération du 17 octobre 1897 décide la création d’un corps de sapeurs-pompiers.

 

Blanzy ville d’avenir…

Une ville qui à son passé mais aussi son avenir, une ville qui bouge… Blanzy a une superficie de près de 40 km², avec une population de 6500 habitants. Elle est située sur l’axe touristique qui relie Cluny à Autun, la ville est desservie par la route Express RCEA qui relie Chalon-sur-Saône à Paray-le-Monial…, sa gare et le TGV.

Blanzy a un patrimoine riche en culture et en histoire

Comme le disait Vauban, « la vraie richesse d’un pays, ce sont ses gens ». Notre richesse, celle de notre histoire, c’est d’être une terre de paysans qui s’est ouverte à la diversité des autres, De ces rencontres, de ces mariages est née la population blanzynoise, laborieuse, humble, dure au travail, prompte à se dresser contre l’injustice et pour la liberté, sociable, franche et généreuse, sans chichis et à la bonne franquette. Nous sommes fiers d’en faire partie et essayons d’être dignes.

A l’occasion de la sortie du film, un concours est organisé par le réalisateur (lire par ailleurs)

Ont participé à l’aventure : André Papillon, Josette Duband, Robert Chevrot, Patrick Marchand, Serge Larive, Hervé Mazurek, Didier Moury, Jean-Louis Savetier, Pierre Moury, Maurice Desbrosses.

 

 

8 commentaires

  1. au vu des participants , cela ressemble autant à une pub électorale! pour voir le vrai Blanzy, plus que 6300h , des entrées ‘sauvages » ressemblant à des décharges et friches, des commerces fermés , un hangar à vieux bateaux au lieu d’une halte etc, promenez vous ailleurs qu’aux abords de la mairie!! et jugez vous même!

    • Oui, le Blanzy prospère de Dédé Quincy est bien loin…Quelle tristesse ! Des rideaux baissés sur des commerces fermés.
      Un bateau délabré au port. Heureusement Zoé coiffure et la boucherie BUCHAUDON ouverts autour du 15 aout, sinon, ville morte… Merci Pascal et Frédéric de cet effort.

  2. Producteur et le réalisateur de ce film, je suis obligé de répondre
    Ce film est à l’origine un « coup de gueule » afin de laisser des traces à nos enfants et petits enfants. 3 Règles étaient à respecter pour mener à bien mon projet; Pas de publicité, pas de politique, pas d’avis personnel.
    A son lancement, j’ai fait appel à la population, tout le monde était bien venu.
    Mais peu de personnes ont souhaitées s’investir.
    L’écriture des commentaires à été longue, les images archivées sont rares, Aujourd’hui le film est terminé pas sans mal !
    Blanzy comme toutes les villes de France à subit d’énormes bouleversements, il faut toujours un coupable évidement…
    Merci aux personnes qui souhaitent laisser des commentaires de respecter mes règles :
    Pas de Publicité, Pas de politique, et pas d’avis personnel.
    Le film sera diffusé le 25 Octobre à la salle des fêtes EVA à 20h30, venez le voir ou pas…

  3. Oh oui Mazurek n’arrive pas à la cheville du regretté André Quincy qui lui travaillait avec tout le monde.

    • Bonjour
      Je pense que vos propos sont inadaptés, vous faites la rentrée des classes, on dirait une cour maternelle. Pas de politique, pas de publicité, pas d’avis personnel… Apprenez à lire avant de commenter

  4. Bonjour,
    Je suis née à Blanzy en 1962 et j’y ai vécu jusqu’en 1985. Cette année là j’ai déménagé en Isère, puis en 1988 je me suis installée en Savoie où je vis actuellement.
    Je suis revenue de temps en temps à Blanzy et à chaque fois j’ai constaté la fermeture d’un ou deux commerces.
    Mon dernier passage à Blanzy remonte en septembre 2016, et là j’ai eu envie de pleurer quand j’ai vu combien la commune de mon enfance est sinistrée. Blanzy est devenue une commune fantôme ; il y a plus de commerces fermés que de commerces ouverts.
    Quand j’étais enfant il y avait 5 boulangeries, 5 boucheries, 1 maison de la presse, 2 fleuristes, 2 quincailleries, 1 droguerie, des salons de coiffure, des bars, 1 pâtisserie, 1 bijouterie et j’en oublie surement.
    Je ne me permettrai pas de juger mais je me pose une question :
    comment Blanzy en est arrivé là ?

  5. Question : Objectivement, peut-on imputer à un maire (en le diffamant nommément) la désaffection des commerces par la clientèle alors que les hypermarchés de la ville voisine siphonnent tout ?

  6. Et à Sanvignes, idem.
    Deux belles cités dortoirs.

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