Après la nostalgie et les grands refrains populaires de Nicoletta et François Feldman, la veille, le BAM Festival de Montceau-les-Mines a changé de tempo pour sa deuxième soirée. Changement d’époque, changement d’univers, changement d’ambiance… mais une même envie, faire vivre la musique en grand.
Dans la salle Bourdelle de l’Embarcadère, les murs ont cette fois tremblé au rythme de trois formations aux styles radicalement différents : Bleu Soleil, FFF et JoeyStarr Sound System. Trois artistes, trois couleurs, trois façons de faire monter la température. Comme une partition soigneusement composée, la soirée a déroulé ses morceaux avec des tempos différents, avant de terminer sur un véritable feu d’artifice sonore.
Premier mouvement, Bleu Soleil. Le groupe chalonnais a ouvert la soirée avec une musique lumineuse et sensible. Mélodies, textes et émotions se sont mêlés pour installer une atmosphère chaleureuse. Porté par un jeune compositeur talentueux, Bleu Soleil a apporté ce souffle nouveau qui donne au festival cette capacité à faire se rencontrer les générations et les univers. Une entrée en matière tout en finesse, comme les premières notes d’un morceau avant que la rythmique ne s’emballe.
Puis, changement de tempo avec FFF. Là, plus question de rester tranquillement installé dans son fauteuil ! Rock, funk et audace se sont invités sur scène dans un mélange explosif. Les riffs percutants, le groove et l’énergie déployée par le groupe ont rapidement transformé la salle en véritable caisse de résonance. FFF a joué fort, joué libre, joué physique. Une décharge d’adrénaline qui a fait monter le volume d’un cran et le public avec lui.
Et puis est arrivé JoeyStarr Sound System pour le dernier mouvement de cette partition très particulière. D’entrée, JoeyStarr a imposé son univers, son énergie brute et son sens du rythme. Hip-hop, groove et beats survoltés se sont succédé dans un set puissant et vibrant. Après la délicatesse de Bleu Soleil et la déflagration rock de FFF, le public a plongé dans une tout autre ambiance.
Trois styles, trois atmosphères, trois façons de faire vibrer la salle : c’est sans doute là que réside une partie de la réussite de cette soirée. Le BAM ne cherche pas à jouer une seule mélodie. Il compose, au contraire, une programmation capable de passer d’une émotion à une autre, d’un univers à l’autre, sans jamais perdre le fil.
Et pour le final, JoeyStarr a sorti les watts. Le public n’a pas seulement écouté, il a dansé, vibré, bougé.
Trois univers totalement différents, mais une même partition, celle d’un festival qui entend faire trembler les murs… et surtout faire vibrer le public.
Et ce samedi matin, dans un tout autre registre, rendez-vous à la foire aux grattons sur l’esplanade de l’Embarcadère.
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J.B.
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