Abolition de l’esclavage – 4 800 mois de confinement forcé

Une petite poignée. Pas grand monde ce dimanche matin devant le monument aux morts à Montceau-les-Mines, confinement oblige. Mais pour Christiane Mathos, Les amis des Antilles et madame le maire, la commémoration de l’abolition de l’esclavage  devait avoir lieu.

Faute de pouvoir organiser le festival Outre-Mer Bourgogne, « il est important de se dire que si le contexte est problématique, nous savons et nous saurons tout de même trouver les moyens de partager ce moment commémoratif avec toute la nation, parce que ce geste de mémoire fondamental est un acte de reconstruction de la civilisation » évoquait Christiane Mathos en reprenant le message de Pierre Pastel, sociologue/psychothérapeute.

L’esclavage des personnes noires a provoqué 4 800 mois de confinement forcé, 4 800 mois de privation de la liberté, 400 ans d’incarcération de la dignité humaine.

« Vous constatez avec nous, vaillants ancêtres, que des millions de personnes en France et dans le monde, vivent cette situation de confinement comme une oppression, comme une suffocation individuelle et collective », ajoutait Pierre Pastel.

Cet hommage devant le monument aux morts « est l’occasion exceptionnelle pour nous qui sommes pressés de sortir de ces deux mois de confinement à cause d’un vilain virus, de percevoir, comprendre, combien vous, chers ancêtres, avez souffert du confinement, de votre liberté pendant 4 800 mois. Vous avez été bafoués dans votre dignité, déportés par dizaines de millions, mis en esclavage, vendus, flagellés, assassinés, violés… » reprenait le sociologue.

Célébrer et ne pas oublier de penser, que l’Homme, hier et aujourd’hui, a pris et prend « une multitudes d’initiatives d’engagements, d’inventions (…) qui ravivent l’instinct de vie » précisait encore Pierre Pastel. « L’Homme n’a pas fini de penser ».

Quand bien même le festival OMB n’a pu avoir lieu du 7 au 17 mai, une grande fête devrait avoir lieu le dimanche 13 septembre sur la place de la capitainerie à Montceau-les-Mines.

J.B.

3 commentaires

  1. On nous interdit le 8 mai mais pour ça pas de problème le public est en nombre !

  2. « On » vous interdit le 8 mai….??!! C’est qui ce « on » ?
    Vous faut il une reconnaissance particulière (ou un ausweis) pour avoir une pensée le 8 mai ou pour aller commémorer seul.e ou avec d’autres, espacé.e.s ?
    À cette époque, il y eu des résistants aussi !
    Et la M.O.I. , descendant.e.s d’esclaves, et pas que de couleur de peau, ont fait tellement, là où iellles étaient.
    Nous pouvons aussi souligner le 8 mai 1945, à Sétif….
    Les résistant.e.s n’avaient pas d’heure, pas de date pour être au rdv de leur conscience.
    Ne semblez pas envieu.se, jalou.se et n’hésitez pas , organisez donc un 8 mai, n’importe quel jour. Fêtez la « libération » plutôt que le 08 mai ! Cela évitera de l’avoir oublié le 09…
    Quant à l’esclavage, offrez vous la lecture de « le négrier », un esprit commun avec le 08 mai, entre les lignes…
    Paix entre les dates et bonne journée

  3. Parler de l’esclavage pour nous rappeler la souffance de ceux qui l’ont subi, c’est bien, c’est très bien.
    Mais dénoncer ceux à qui il a profité serait mieux.
    Il en va de même du travail des enfants et de toutes les formes d’exploitation.

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