Sanvignes – Une belle récolte pour une cuvée pleine de promesses

Ce samedi 29 août 2026, dès que le jour a posé sa lumière sur les rangs de vigne, Sanvignes s’est éveillée au rythme des sécateurs. A 7 h 30, une trentaine de vendangeurs ont courbé l’échine, le sourire aux lèvres et les mains déjà prêtes à saisir les grappes promises depuis de longs mois.

Après 2024 sans vendanges, la vigne de l’association La Vigne a enfin offert ses fruits. Sur les 2 500 m² de terrain qui longent la rue Jean Jaurès, les ceps, patiemment entretenus tout au long de l’année, se sont parés de belles grappes de raisin blanc. Des grappes saines, généreuses, qui ont redonné aux bénévoles le goût des matins de vendanges et en particulier au président, Pascal Treuillet.

Les seaux se sont remplis, les caisses se sont succédé et, peu à peu, la récolte a pris forme. Au terme de la matinée, 48 caisses de raisin, pesant chacune entre 25 et 30 kg, ont été récoltées. Soit entre 1 200 et 1 440 kg de raisin, une récolte nettement plus abondante que celle de l’année précédente, qui n’avait permis de recueillir que 750 kg.

Dans les rangs, chaque grappe semblait porter en elle une petite victoire. Celle d’une vigne qui, malgré les caprices du ciel, continue de vivre, de pousser et de donner.

Puis les seaux pleins ont rejoint la benne du tracteur. Dernier regard sur les ceps, dernier coup de sécateur… et le précieux chargement a pris la route de Genouilly, où le raisin sera confié à la cave pour devenir, dans quelques mois, le vin sanvignard embouteillé sous l’appellation La Vigne.

Cette année, pourtant, la vigne n’a pas tout donné. La chaleur intense qui a marqué son développement a laissé des traces. Mais elle a surtout offert l’essentiel, un raisin sain, de belles grappes et la promesse d’un millésime qui s’annonce sous de bons auspices.

« Qu’il y ait récolte ou non, le travail de la vigne ne connaît pas de trêve », rappelle Pascal Treuillet.

La vigne demande, elle donne. Elle éprouve parfois, récompense souvent. Elle enseigne surtout la patience.

Et puis il y a ce qui ne se mesure pas en kilos, la joie d’être ensemble. Le casse-croûte partagé lorsque le soleil monte, les conversations entre deux rangs, les rires qui accompagnent les derniers coups de sécateur. Puis, lorsque les derniers outils sont lavés et rangés, vient le repas, celui qui prolonge la matinée et célèbre autant l’amitié que la récolte.

A Sanvignes, ce samedi, les grappes ont donc quitté les ceps, mais elles ont laissé derrière elles quelque chose de précieux, l’espoir.

L’espoir d’une belle cuvée, bien sûr. Mais aussi celui d’une vigne qui, année après année, continue d’écrire son histoire avec les hommes et les femmes qui la font vivre.

J.B.

 

 

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