C’est au son des cornemuses que les élèves de l’école des Oiseaux, rejoints par ceux des collèges Saint-Gilbert de Montceau et de Montcenis, reprenaient place dans les premiers rangs de l’église Notre-Dame de Montceau-les-Mines.
Lundi soir pourtant, les cornemuses avaient cédé la place à une trompette. Et c’est Paul, élève de 4e, qui en fit résonner les notes avec une remarquable maîtrise, offrant à l’assemblée une ouverture tout aussi solennelle.
Pour le reste, rien n’avait changé. La tradition _ vieille de huit siècles _ a une nouvelle fois été fidèlement respectée à l’occasion de la remise des certifications d’anglais. Une cérémonie rehaussée par la présence d’Amy Bracknall dont l’accent délicieusement british donnait encore davantage de relief à un discours aussi percutant qu’inspirant.
D’emblée, elle a posé la question essentielle : pourquoi apprendre l’anglais à un enfant ? Pour naviguer sur TikTok, jouer, certes, mais surtout pour communiquer avec le monde. Avec une image qui a fait sourire l’assistance, elle résumait parfaitement l’enjeu, « L’anglais, c’est comme le Wi-Fi : lorsqu’il disparaît, tout devient plus compliqué ».
Mais avant de parler une langue, encore faut-il la lire. « Il est nécessaire de lire, des articles, des bandes dessinées, des livres. La lecture enrichit le vocabulaire. Un enfant qui lit est un enfant qui apprend à réfléchir », rappelait la représentante de Cambridge, avant d’ajouter avec conviction, « Lire, c’est être curieux ».
Car l’anglais n’est pas seulement une matière scolaire. C’est une clé. Celle qui ouvre les portes des études, des rencontres, des voyages et, plus largement, de la découverte de l’autre. Derrière chaque diplôme remis lundi soir se cachent des heures de travail, de persévérance et d’engagement. Un succès partagé avec les enseignants qui accompagnent leurs élèves au quotidien, mais aussi avec les parents, premiers soutiens de cette aventure.
Puis vint l’instant attendu. Avant que les chapeaux ne s’envolent, selon un rituel désormais bien ancré, Amy Bracknall laissa l’assistance sur une dernière pensée, simple et universelle : « Chaque livre est un voyage, chaque langue est un passeport ».
Une formule qui résume à elle seule l’esprit de cette soirée.
Élémentaire, ma chère Amy !
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J.B.
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