Les sapeurs-pompiers sont plus que jamais sous le feu des projecteurs. Depuis le mois de juin, les incendies de forêt se multiplient en France, y compris dans notre région, mettant à rude épreuve des femmes et des hommes qui, chaque jour, répondent présents pour protéger les populations et les espaces naturels.
C’est dans ce contexte particulièrement éprouvant que le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, accompagné du député Lionel Duparay, ainsi que de Marie-Thérèse Frizot, conseillère départementale, et de Gilles Desnoix, adjoint au maire de Montceau-les-Mines, a rendu visite, samedi après-midi, aux sapeurs-pompiers du centre de secours de Montceau.
Un calme tout relatif régnait lors de cette visite. Le matin même, les secours étaient déjà intervenus sur la commune de Sully, comme le rappelait le lieutenant Jatocha, en l’absence du capitaine Louis-Marie Capdeville. Le commandant de la compagnie de Montceau est toujours mobilisé en renfort sur les incendies qui touchent la forêt de Fontainebleau.
Les feux de forêt ont naturellement occupé une large place dans les échanges entre Sébastien Martin, le député et les élus. « Chaque jour, nous sommes confrontés à ces incendies, pas seulement sur le secteur de Montceau, mais bien au-delà. Nous sommes intervenus à Mercurey, à Chauffailles ainsi qu’à La Grande-Verrière. Nous concentrons nos moyens d’intervention là où l’urgence l’exige », expliquait le lieutenant Jatocha. « Il faut agir très vite pour stopper la propagation des flammes ».
En ce samedi 18 juillet, dix sapeurs-pompiers étaient de garde au centre de secours de Montceau, prêts à répondre à toutes les situations d’urgence, qu’il s’agisse d’un incendie majeur ou d’une intervention plus ponctuelle, comme le secours porté à un CRS au Bois du Verne lors du passage du Tour de France.
Comme chacun, les soldats du feu gardent un œil attentif sur le ciel et sur le thermomètre. Les sols sont particulièrement secs, conséquence d’un déficit de pluie qui perdure. Pourtant, l’eau n’a jusqu’à présent jamais fait défaut. « Nous utilisons les bornes incendie, nous pompons dans les étangs, parfois dans le canal et les agriculteurs nous apportent également leur aide », soulignait le lieutenant, saluant au passage cette indispensable solidarité locale.
Mais derrière l’engagement sans faille se cache une réalité plus difficile. Lutter contre ces incendies est une mission physiquement et mentalement éprouvante. Les journées s’enchaînent, les interventions se multiplient et la fatigue s’installe peu à peu. « Nous sommes sollicités tous les jours et les hommes commencent à accuser le coup », confiait avec franchise le lieutenant Jatocha au ministre.
Tous espèrent désormais un épisode de pluie durable. Plus qu’un simple changement de météo, il représenterait un véritable répit pour ces femmes et ces hommes qui, depuis plusieurs semaines, se battent sans relâche contre les flammes.
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J.B.












