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L’un des principaux débats du conseil municipal de Montceau-les-Mines, lundi soir, aura porté sur une opération financière pour le moins singulière, contracter un nouvel emprunt de 3 M € pour rembourser un prêt relais de… 3 M € dont l’échéance arrive à la fin de l’année.
« Compte tenu de la situation de trésorerie, le remboursement de ce prêt relais ne pourra être assuré sur les ressources disponibles. Il est donc nécessaire de procéder à son refinancement sous la forme d’un financement de long terme », expliquait Gilles Desnoix, le nouveau premier adjoint chargé des finances. Le nouvel emprunt sera contracté à taux fixe, à 5,05 % sur vingt ans.
Marie-Claude Jarrot (opposition Montceau Passionnément) se saisissait de l’occasion pour interroger la maire sur le PPI (programme pluriannuel d’investissement). « Pourrait-on avoir un point d’étape ? », demandait-elle.
Mais Marie-Claude Jarrot ne s’est pas arrêtée là. Evoquant des informations qui circuleraient autour du projet de crématorium, elle faisait par des rumeurs, « Il serait déplacé de 7 mètres, ça coûterait 250 000 € ».
Autre dossier abordé, par l’élue de l’opposition, l’ANRU 3, le programme porté par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et destiné à transformer les quartiers. Alors que le logement et la rénovation urbaine occupent désormais une place importante dans les politiques publiques locales, Marie-Claude Jarrot demandait à la maire où en était le dossier.
Des questions qui, même si elles touchent directement ou indirectement aux finances de la commune, « ne sont pas à l’ordre du jour » lui répondait sèchement Isabelle Louis.
Et pour le crématorium, la réponse était tout aussi abrupte, « Vous attendrez le conseil municipal du 12 octobre ».
Gilles Desnoix se montrait toutefois plus conciliant et apportait quelques éléments concernant le PPI. « Il n’a pas encore été touché, il le sera pour le budget 2027. Nous verrons ce que nous garderons et ce que nous ne garderons pas. »
Une réponse qui laisse néanmoins une question en suspens : quels investissements seront finalement maintenus et lesquels seront sacrifiés ?
Sur l’ANRU 3, Isabelle Louis précisait que le dossier n’en était encore qu’à ses débuts. « Nous sommes aux prémices, je travaille avec les services de l’État, la feuille de route sera rendue début octobre. Je ne suis pas là ce soir pour rendre compte du travail du préfet ».
La tension allait rapidement remonter d’un cran sur la délibération suivante, consacrée aux rénovations de l’école Jules-Verne et à la transformation de l’école Pompon en centre de loisirs.
« Nous sommes justement au cœur du PPI » relevait Marie-Claude Jarrot.
La conseillère municipale d’opposition profitait alors de cette nouvelle délibération pour élargir le débat : « Vous avez reçu le rapport de la Chambre régionale des comptes, vous pouvez nous le présenter ? »
La demande n’a visiblement pas été du goût de la maire. « Nous le présenterons quand nous le présenterons », répondait, agacée, Isabelle Louis.
Voilà une réponse qui, politiquement, ne devrait pas clore le débat.
Car au-delà des joutes verbales et des crispations de séance, le rapport de la Chambre régionale des comptes constitue un document important pour comprendre la situation financière et la gestion de la commune. Son contenu, et surtout les éventuelles observations qu’il formule, mériteraient donc d’être connus et débattus publiquement.
Le prochain conseil municipal pourrait apporter quelques réponses.
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J.B.




