Législative partielle – MC. Claude Jarrot, numéro 1, L. Margueritte numéro 2, ils jouent la complémentarité

 

L’incertitude résidait dans le choix du numéro 1. Parce que depuis mercredi 26 mars, dans un communiqué, Marie-Claude Jarrot et Louis Margueritte annonçaient qu’ils étaient candidats à la législative partielle sur la 5e circonscription de Saône -et-Loire suite à l’annulation du scrutin qui vit le RN, avec Arnaud Sanvert, l’emporter.

Cette fois-ci, le duo inverse les rôles, Marie-Claude est titulaire et Louis Margueritte suppléant, un terme que le maire de Montceau-les-Mines n’aime pas, « nous sommes complémentaires ». C’est à ce titre, qu’en 2022, Louis Margueritte validait dans les urnes sa place à l’Assemblée nationale.

Depuis, de l’eau a coulé, Macron a dissous le parlement provoquant les législatives en 2024 avec le résultat que l’on connaît.

Vendredi soir, « Chez Louis » à Chalon-sur-Saône, un rendez-vous avec la presse en forme de clin d’oeil, a été officialisée la place de titulaire de Marie-Claude Jarrot. « Nous avions à coeur de continuer avec le binôme formé il y a trois ans » avançait le désormais proche collaborateur du Premier ministre, François Bayrou.

L’horizon politique a bien changé depuis juillet dernier, « il n’est pas plus favorable, il est différent » notait Louis Margueritte, d’autant que les situations personnelles de chacun a changé, principalement celle de l’ex-député. Ils sont donc de retour pour briguer les suffrages des électeurs de la 5e (logiquement les 18 et 25 mai), un rendez-vous qu’ils ne pouvaient pas manquer, étant à l’origine du recours « que nous avons déposé parce que nous avons eu des doutes » rappelait Marie-Claude Jarrot ( Elections législatives 2024 – Le Conseil Constitutionnel annule les élections sur la 5e circonscription – L’infoRmateur de Bourgogne)

Il est rare, cependant, que le Conseil constitutionnel annule une élection, il l’a fait dans le Jura et donc en Saône-et-Loire. « Nous avons donc bien réfléchi alors que pour ma part, je suis en poste depuis le 30 décembre auprès du Premier ministre qui porte le projet dont le pays a besoin ». D’où la décision d’inverser l’ordre. « C’est une nouvelle élection, un peu différente » déclarait le maire de Montceau. « Nous sommes parfaitement interchangeables, Louis a davantage de connaissance au niveau national et moi, plus de compétences au niveau local et modestement au national ».

Cette candidature n’est donc pas une surprise, elle s’inscrit dans la suite logique de cette élection partielle et ne s’apparente pas à un quelconque « esprit de revanche, nous parlons simplement de sincérité du scrutin ».

 

 

Avec le soutien de Territoire de progrès,

Horizons, Renaissance et du Modem

 

 

Avec l’aval de François Bayrou, ils comptent bien jouer sur leur expérience et mener le combat contre les extrêmes, le Rassemblement Nationale et La France Insoumise « qui n’a pas rompu avec l’antisémitisme » soulignait Louis Margueritte. Il rappelait aussi que « nous n’avons pas à rougir du travail réalisé pendant ses deux ans à l’Assemblée nationale. Il est peu courant qu’un député obtienne le financement d’un hôpital (NDLR : le nouveau centre hospitalier de Montceau). C’est plus d’un an de travail ». Travail qu’il a poursuivi même après la dissolution. « J’ai même écrit à Arnaud Sanvert en août dernier pour parler des dossiers, il ne m’a jamais répondu ».

Quand bien même l’ex-député de la 5e (il ne l’est plus depuis l’annulation), est très assidu à l’Assemblée nationale, « il vaut mieux Marie-Claude Jarrot comme députée, proche de moi qu’un député dans les extrêmes qui dit tout et son contraire. Qu’a fait Sanvert pour la 5e circonscription ? »

Alors, à la question, qu’elle est la solution pour battre l’extrême droite, Louis Margueritte lançait ; « il faut voter Marie-Claude Jarrot ». « Nous défendrons l’aménagement du territoire en matière de santé, de sécurité, c’est-à-dire le quotidien de la vie des Français. C’est précisément le domaine du législateur » signalait le maire de Montceau.

Le binôme MC. Jarrot – L. Margueritte a le soutien de Territoire de progrès, Horizons, Renaissance et du Modem mais n’a pas souhaité épiloguer sur celui des LR ou encore d’une possible candidature de Sébastien Martin, conseiller municipal à Chalon-sur-Saône et président du Grand Chalon. « J’ai eu une discussion cordiale avec lui » reconnaissait Marie-Claude Jarrot. « C’est à lui de répondre » comme Gilles Platret, le maire de Chalon. On voit mal désormais Sébastien Martin se lancer dans l’aventure. Reste l’énigme Platret.

Marie-Claude Jarrot (Horizons) et Louis Margueritte (Renaissance), prônent avant tout le socle commun. « Nous ne sommes pas des candidats macronistes » stipulait la titulaire, « chacun a sa tendance, moi, par définition, je soutiens l’action du Premier ministre, sachant qu’il n’y a plus de majorité, c’est une cohabitation » déroulait à sa façon, le suppléant. « Je suis une candidate de la droite » reprenait Marie-Claude Jarrot avant de rassurer les Montcelliens, « si je suis élue, je resterais conseillère municipale. J’ai une équipe en qui j’ai toute confiance ».

« Au-delà des positionnements politiques, nous sommes enthousiastes avec cette candidature » déclarait Vincent Chauvet (Modem), maire d’Autun venu à Chalon avec sa première adjointe, Cathy Nicolao et en présence notamment de Hervé Dumaine (Horizons), ex-premier adjoint de Gilles Platret et désormais placé dans l’opposition.

Marie-Claude Jarrot et Louis Margueritte jouent l’entente parfaite. « J’insiste encore sur l’avantage d’avoir Louis Margueritte auprès du Premier ministre » défendait elle. « C’est plus facile pour prendre les décisions »,  assurait le directeur adjoint de cabinet de François Bayrou.

 

J.B.

 

 

 

 

 

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