Hôpital – Un nouveau marché à Montceau : le marché de dupes !

Les informations sur l’hôpital fusent de tous les côtés sur la place du dit marché !

« Plus sérieusement, indique le Codef, posons-nous la question : devrons nous attendre que l’incendie soit éteint et que tout soit
consumé pour être unanimement d’accord sur ce que le Codef dit depuis des mois et des mois ?
1 – La fermeture de la chirurgie, outre la casse sanitaire et sociale qu’elle causera, c’est la porte ouverte à la
réorganisation des urgences (ARS 12/2014) avant sa fermeture totale. Demandez aux habitants de Clamecy.
Après la fermeture de la maternité, de la chirurgie, ils ont été abusés avec les mêmes propos entendus
aujourd’hui à Montceau : « les urgences sont sauvées ! » Duperie : les urgences à Montceau seront condamnées
si nous perdons la chirurgie. Cet avis résulte de l’observation de ce qui se passe sur le territoire national. Le
parcours séquentiel de la réorganisation des urgences est le même partout en France : d’abord fermeture la nuit
et le week-end et ensuite fermeture totale. A Concarneau, le collectif local se bat aujourd’hui contre la fermeture
totale. (2000 manifestants ce vendredi matin à Clamecy).
A Montceau, il est sans doute bon de le rappeler, les urgences nécessitant une intervention chirurgicale la nuit sont déjà remises en question. Car le bloc opératoire est fermé la nuit toute la semaine et les journées du WE au cours des quelles vous serez alors transféré à Chalon. En semaine si l’opération peut attendre le lendemain alors vous serez traité localement, si non direction Chalon !!!!
Sans oublier aussi notre hélicoptère qui ne peut pas atterrir la nuit pour des raisons d’éclairage. A Toulon sur Arroux il peut atterrir la nuit sur le stade ! Le Codef a demandé à la direction de l’ARS d’expliquer le pourquoi du comment dans un courriel daté du 20 février dernier. Aucune réponse à ce jour.
2 – La dette fiscale et sociale ! Nous en demandons l’apurement total compte tenu que la décision de ne pas payer l’URSSAF émane d’un représentant de l’Etat en l’occurrence Monsieur Métais inspecteur de l’IGAS qui avait en charge la tutelle au cours de la période 2009/2014.
3 – Nous refusons toute idée de marchandage du type : « on apure votre dette et en contrepartie vous acceptez la fermeture de la chirurgie ». C’est une rumeur à prendre « avec des pincettes » qui circule en ce moment. Si elle se confirmait ce serait là le marchandage de la honte !
4 – Le mode de financement actuel des hôpitaux à l’activité, facteur majeur du déficit de nos hôpitaux, est contesté par le gouvernement lui-même. Un groupe de travail doit faire des propositions d’ici le mois de mai.
Espérons que ses recommandations seront à la hauteur !
En attendant, compte tenu de notre demande d’apurement et du changement prochain du mode de financement (soyons optimistes !) Nous avons dit à madame Buzyn qu’elle ne perdrait pas son âme en gelant les préconisations du Copermo qui prive un bassin de vie de plus de 100.000 habitants d’une offre chirurgicale de proximité, accessible à tous à moins de trente minutes d’accès au CH.
Certes les récents propos de Madame Buzyn sont politiquement intéressants. Ils condamnent les politiques précédentes notamment depuis le plan 2012. Mais encore faudrait-il maintenant passer des paroles aux actes et en y ajoutant une vision politique territoriale. La zone d’attractivité de l’hôpital Jean Bouveri évoquée plus haut c’est 105 000 habitants ! Ignorer cela, c’est ignorer la France au-delà du périphérique parisien.
5 – C’est l’avenir de notre hôpital qui se joue aujourd’hui. Il est clair que si nous laissons courir, nous devrons nous attendre à une catastrophe sanitaire et sociale.
Au regard des réactions enregistrées lors de nos réunions décentralisées, le Codef réfléchit à la préparation d’une nouvelle manifestation d’ampleur que nous appelons de nos voeux dans la seconde quinzaine du mois de mars.
D’ici là, nous rappelons à tous les acteurs déjà contactés (élus, association, commerçants…) notre demande pour diffuser la carte postale et faire signer notre pétition, engager le débat et sensibiliser leurs proches, leurs contacts pour la défense de notre bien commun ! »
23 Février 2018

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