![]()
Février 2016.
Une pièce presque vide,
quelques câbles,
une guitare posée contre une chaise.
Deux amis seulement.
Kévin fait courir ses doigts sur les cordes,
Régis cherche la note juste dans le micro.
Ils ne rêvent pas de gloire,
pas de lumière aveuglante.
Seulement d’un instant partagé,
d’une chanson reprise
et reprise encore,
comme on raconte une histoire
à ceux qui veulent bien l’écouter.
De Georges Brassens
à Boulevard des Airs,
les mélodies voyagent,
les voix répondent aux guitares,
et dans les premiers regards du public
naît déjà quelque chose.
Alors le nom arrive,
simple comme une évidence :
Kev & Gis, les Starky et Hutch
de la musique française
Deux prénoms,
et beaucoup d’amitié.
Puis vient 2017.
Un autre Kévin frappe à la porte,
mais lui frappe surtout sur les fûts.
La batterie réveille les murs,
le rythme s’installe,
le duo devient trio.
Les scènes s’agrandissent,
les routes s’allongent,
et les soirées se remplissent de refrains
chantés un peu plus fort chaque fois.
Le Vendôme s’en souvient encore.
2019 pose une ombre douce-amère.
La vie appelle ailleurs
le premier Kévin,
celui de la guitare.
Une page se tourne
comme on ferme un carnet de voyage.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Sébastien arrive,
guitare au cœur,
et dans ses accords nouveaux
le groupe retrouve son souffle,
un autre timbre,
une autre couleur.
La musique change,
l’amitié reste.
Les années passent
comme des couplets familiers.
Puis janvier 2025 apporte
une vibration de plus :
Denis,
et sa basse qui fait battre le sol.
Les chansons deviennent plus larges,
plus profondes.
Quatre musiciens désormais,
quatre histoires mêlées,
dix ans de répétitions,
de rires entre deux balances,
de routes nocturnes
et de publics qui chantent plus fort que la sono.
Et voilà 2026.
Dix ans déjà.
Dix ans de musique française
qui traverse les générations,
dix ans d’amitié accordée
comme une guitare avant le concert.
Ce n’est pas une consécration.
Pas un sommet.
Juste une belle histoire
qui continue d’avancer.
Et un soir de mars,
un samedi,
les lumières s’allument
à l’EVA de Blanzy.
Le Festival de Blanzy en mars
en famille ouvre ses portes,
les voix s’élèvent,
les guitares répondent,
la batterie fait battre les cœurs.
Sur scène, les Kev & Gis jouent.
Dans la salle,
le public chante.
Et ce soir-là, simplement,
entre quatre musiciens
et quelques centaines de voix,
la musique fait ce qu’elle sait faire de mieux :
elle réunit
ceux qui l’aiment.
![]()
J.B.
![]()























