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Il l’a échappé belle ! Une fois encore, le festival Chamboultou est passé entre les gouttes. Emeutes, orages, canicule… Rien ne lui aura été épargné ces dernières années. Et cette édition n’a pas échappé à la règle avec une alerte rouge canicule. Là où d’autres manifestations ont été contraintes de plier bagage, à Blanzy, tous les voyants sont finalement passés au vert. Certes, le houblon a coulé à flots dans les verres, mais sans le moindre degré d’alcool.
C’était l’une des conditions imposées par la préfecture. Il aurait suffi d’un mot du préfet pour que tout tombe à l’eau, en pleine vague de chaleur. Mais il semble souffler sur Blanzy un vent de bienveillance. On ne touche pas à Chamboultou.
Les organisateurs ont su s’adapter avec réactivité, multipliant les points d’eau et privilégiant les boissons plus désaltérantes qu’enivrantes.
Vendredi matin, il a pourtant fallu relever un véritable défi, trouver de la bière sans alcool et renoncer aux quatre-vingts fûts qui n’attendaient qu’une chose, étancher la soif des festivaliers. Dénicher suffisamment de tireuses alimentées en cervoise sans alcool relevait presque de l’exploit.
« Nous avons sillonné toutes les grandes surfaces du secteur pour nous approvisionner », raconte Gilles Galera, le monsieur Festival de la ville de Blanzy. Au final, les réfrigérateurs se sont remplis de quelque 2 500 bouteilles pétillantes aux saveurs variées.
Avec 1 600 spectateurs réunis pour cette première soirée, le stock a fondu aussi vite qu’une gorgée de bière par une chaude soirée d’été.
Mais Chamboultou, c’est avant tout une ambiance familiale et un esprit de convivialité qui ne se démentent jamais. La soirée reggae semblait d’ailleurs parfaitement accordée à l’atmosphère du moment. Cool, tout simplement.
Et qui mieux que le Mâconnais Maxxo pour donner le ton ? L’artiste a pris un plaisir manifeste sur scène, tandis que le public en redemandait. « Ce soir, on est à la bonne température pour passer une belle soirée », lançait-il avec le sourire.
Il serait volontiers resté quelques morceaux de plus pour prolonger ce moment de partage. C’est pourtant avec bonheur qu’il a cédé la scène à Danakil, l’un des piliers du reggae français.
Danakil, c’est une mécanique parfaitement huilée, une formation où chacun trouve sa place au service d’un collectif d’une remarquable efficacité. Treize musiciens investissent la scène avec une énergie communicative. Ils ont fait honneur au festival Chamboultou avant de s’envoler pour le Canada, où les attend leur tournée estivale.
A Blanzy, Danakil a transporté les 1 600 spectateurs, soit la jauge maximale autorisée, dans une même vibration.
L’été blanzynois ne pouvait rêver plus belle entrée en matière.
Après Maxxo et Danakil, qui ont donné le coup d’envoi de cette édition, place désormais à une nouvelle journée de festivités. Ce samedi 27 juin promet, lui aussi, son lot de chaleur… uniquement sur scène.
Mais avant de se quitter vendredi soir, petit after sympa dans le parc avec la Chalonnaise DJ Amandine. Un vrai clair de lune blanzynois.
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J.B.
Samedi 27 juin (ouverture des portes à 19h30)
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INSIPIDE VØDKA – Rock alternatif
« C’est Insipide Vødka, et on prend l’antenne ! » Ainsi se présente le trio de musiciens lors de sa première scène. Groupe de rock alternatif français originaire de Dijon, leur musique est fortement influencée par les mouvements rock et grunge des années 90-2000.
C’est en 2023 que le groupe se forme officiellement et décide alors de s’approprier les genres afin de créer leur propre univers musical riche en émotions. Insipide Vødka, c’est cette énergie brute teintée de mélancolie, c’est cette rage de vivre raconté au travers de riffs puissants et de rythmiques très marquées.
Après de multiples concerts en Bourgogne- Franche-Comté, le groupe décide de passer à la vitesse supérieure en sortant leur
premier single “Down”, suivi de leur premier album : ONE LEFT.
PICON MON AMOUR – Chansons culottées
En duo dans la vie comme à la scène on dit d’elle qu’elle a du chien et lui du « Deschiens ».
Avec leurs chansons culottées à deux voix, ce couple déjanté étanche notre soif musicale et fait swinguer nos zygomatiques.
Laurène, à l’accordéon et au chant, tient sa position d’un franc parler moqueur pendant que Jojo multi-instrumentiste essaie de
lui voler la vedette avec burlesquerie.
Dans ce show musical mélangeant compositions intimes et festives, il et elle nous partagent leur vision du monde où les
conventions volent en éclats.
En somme, Picon Mon Amour est bien plus qu’un simple groupe de musique. Ils sont une expérience musicale et scénique
unique, qui réussit à captiver leur public à chaque concert. Avec leur énergie débordante, leur humour et leur amour pour la
musique, ils nous emportent dans leur univers déjanté et festif. Ils sont une bouffée d’air frais dans le paysage musical actuel.
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FATALS PICARDS – Rock
Fatals Picards est un groupe français emblématique, né en 1996 à l’initiative d’Ivan Callot, Thierry Manière et Bertrand Le Roy. Originaires de Picardie.
Le groupe se distingue par son mélange unique de rock, punk, reggae et chanson française, teinté d’un humour décalé, satirique et souvent engagé.
Leurs textes, tantôt parodiques, tantôt militants, n’hésitent pas à caricaturer la société, les figures médiatiques ou les travers politiques, avec une autodérision assumée. Parmi leurs titres cultes, on retrouve Mon père était tellement de gauche, Le jour de la mort de Johnny (une référence à Johnny Hallyday), ou encore C’est l’histoire d’une meuf, parodie des Enfoirés.
En 2007, Les Fatals Picards représentent la France à l’Eurovision avec L’Amour à la française, une chanson qui incarne leur style : drôle, décalé et résolument français.
Malgré une avant-dernière place, cette participation marque un tournant dans leur carrière et les fait connaître du grand public.
La formation actuelle du groupe s’est stabilisée autour de Paul Léger (chant), Laurent Honel (guitare), Jean-Marc Sauvagnargues
(batterie) et Yves Giraud (basse).
En 2025, après près de 30 ans de carrière, Les Fatals Picards continuent de séduire leur public avec des tournées et des spectacles
toujours aussi sarcastiques et énergiques. Leur héritage ? Une chanson française renouvelée, où l’ironie et la critique sociale le
disputent à la bonne humeur et à l’énergie scénique.





















































