Agire – Tricea à Torcy : un centre de tri en pleine activité qui recrute

Il est le premier à lui tendre son CV.

Sofian, comme une quinzaine de demandeurs d’emploi, sous l’impulsion d’Agire, qui propose un accompagnement socioprofessionnel à des jeunes sortis du système scolaire, à des demandeurs d’emploi ainsi qu’à des salariés en reconversion, n’a pas hésité une seconde à venir découvrir les installations du centre de tri Tricea, à Torcy. Celui-ci a remplacé, sur le même site, le centre de tri Creusot Montceau Recyclage, dont la vocation était de trier les déchets recyclables de la CUCM.

Sofian est Creusotin et navigue de droite à gauche selon les besoins des agences d’intérim. Son dernier poste l’a conduit chez Sobotram, à Crissey, à une heure de route de chez lui. Après quatre semaines, on lui a proposé de travailler en 2×8.

« Mais pour commencer à 4 heures du matin, j’aurais dû me lever à 2 heures et partir du Creusot à 3 heures pour rejoindre mon emploi », explique-t-il. Il a décliné. « L’entreprise ne prenait pas en charge les frais d’essence ». A 24 ans, il habite toujours chez ses parents.

Ce mardi matin, il se montrait confiant. « Je suis parvenu à passer ma visite médicale, sans quoi il est plus difficile de trouver un emploi », dit-il. Il lui a fallu un an pour l’obtenir.

Julien Garnier, directeur du site Tricea, ne l’a pas caché, outre un besoin ponctuel d’intérimaires (à la semaine ou au mois), notamment pendant les périodes de vacances, il recherche un employé polyvalent « qui pourra faire du tri en cabine, être rondier (effectuer des rondes de surveillance et venir en aide au chef de poste) et conduire des engins, à l’utilisation desquels nous formons nos salariés ».

Ici, « la polyvalence est un vrai critère de recrutement », insiste le directeur.

Après la visite des installations, le jeune demandeur d’emploi, qui s’est fait une idée de ce qui pourrait l’attendre, n’a pas hésité un instant. « Oui, ça m’intéresse ».

Il a compris que les horaires sont soit de 5 heures à 13 h 30, soit de 13 h 30 à 22 heures, avec la perspective de rejoindre les trente-cinq salariés en CDI (40% sont des femmes, 60% des hommes). Existe aussi une équipe de maintenance de nuit (4 personnes) pour les interventions techniques et le nettoyage des machines.

À Tricea, à Torcy, ce sont en moyenne 700 tonnes de déchets recyclables qui sont triées chaque semaine _ soit 10 à 11 tonnes par heure _ et entre 36 000 et 37 000 tonnes par an, bien au-delà des prévisions établies pour 2025, qui tablaient sur 30 000 tonnes et 80% des déchets sont triés par des machines.

J.B.

 

Le fonctionnent du centre de tri Tricea

Le contenu des bacs jaunes arrive à Tricea est trié selon douze catégories de matières :

_ 4 filières de plastiques : PET clair (ex. : bouteilles d’eau) , flux en développement rigide (ex. : barquette), PE/PP (ex. : bidon de lessive), films plastiques ;
_ 4 filières de cartons : grand carton, PCM (papier carton mêlé, ex : post-it, sac de papier kraft), PCC (papier carton non complexé, ex. : boite à chaussures ou de céréales), briques alimentaires.
_ 1 filière de papier : Journaux, Revues et Magazines
_ 1 filière acier
_ 2 filières aluminium : petit aluminium et gros aluminium.

Le tri des déchets recyclables est porté par une coopération territoriale qui rassemble trois syndicats de traitement des déchets : le SMET 71, basé à Chagny, le SMEVOM du Charolais Brionnais, basé à Digoin et le SYTRAIVAL, basé à Villefranche-sur-Saône, soit 20 collectivités (communautés de communes, communauté d’agglomération, communauté urbaine et syndicats), soit pas loin de 800 000 habitant.

Quand tout est trié correctement, les balles de plastique, par exemple, reparte sur le territoire des trois syndicats qui revendre la matière. « Ils touchent notamment une subvention de Citeo (organisme au service du recyclage), de l’ordre de 600 € par tonne et peuvent la revendre autour de 350 € » précise Julien Garnier. « Sans ces aides, le recyclage des déchets coûterait beaucoup plus cher ».

 

 

Les commentaires sont fermés.