La manifestation organisée par l’intersyndicale, principalement la CGT, FO et la CFDT ce jeudi 5 novembre au Creusot a rassemblé environ 400 personnes.
« Je pensais que nous serions plus nombreux » commentait une retraitée. « J’ai appelé ma voisine mais avec le mauvais temps, elle a préféré rester chez elle ».
Au coeur de l’industrie creusotine, on remarquait du gilet rouge, orange, des enseignants, des retraités qui représentaient les bassins du Creusot, de Montceau-les-Mines, Gueugnon, du Charolais et des gilets jaunes du rond-point Jeanne Rose.
Ils se sont rassemblés pour exprimer leur colère et leur détermination contre la vie chère _ fioul, gaz électricité, alimentation, entre autres _ et donc un pouvoir d’achat en berne. « Il faut que le gouvernement l’entende et la patronat aussi » soulignait la CFDT.
Parce qu’aujourd’hui, « on ne vit pas avec le SMIC qui n’a pas eu de coup de pouce depuis François Hollande ». Les syndicats réclament une hausse de 100 à 150 € par mois du SMIC.
« Cela fait plus de 50 ans que des politique de Droite gèrent, dérégulent, cassent et privatisent ! Un demi-siècle de cadeaux patronaux et de mépris du monde du travail qui nous ont conduits dans les profondeurs de cette crise du capitalisme » argumentait la CGT.
Devant la gare du Creusot, dans une prise de parole, les syndicats, exigeaient le maintien des guichets dans les gares du Creusot, Montchanin et Montceau-les-Mines. « Nos service de proximité sont menacés (…), naître, se soigner et vieillir, recevoir une instruction dans les établissements scolaires avec des professeurs, vivre dignement de son salaire ou de sa pension, sont des droits fondamentaux » rappelait la CGT.
La détresse sociale est immense ici au Creusot comme ailleurs. « Le désespoir fait le lit de l’extrême droite, ne nous trompons pas de colère. Le fascisme n’a jamais été l’ami des travailleurs. Alors opposons-lui notre arme la plus puissante, la solidarité, le front commun du monde du travail et de la jeunesse. Public, privé, lucéens, cheminots, ouvrier et retraités, unissons nos luttes ».
Sur la place Schneider, au pied de l’enclume d’acier, cette sculpture « représente le symbole puissant de la filiation de nos luttes. Nous reprenons le flambeau sur cette même place où les ouvriers ont brisé leurs chaînes par la grève et la solidarité ».
Leur détermination est aussi solide que cet acier.
![]()
J.B.
![]()
























