C’était une autre époque. Huit ans après, jour pour jour, l’appel des Gilets jaunes à constituer un premier mouvement de révolte. Il a été entendu, mais probablement pas suffisamment à leur goût.
À 14 h, ce samedi, devant l’hôtel de ville de Montceau-les-Mines, ils étaient au rendez-vous. On pouvait reconnaître d’anciens gilets jaunes de 2018, des syndicalistes _ essentiellement de la CGT _, quelques étudiants, mais aussi monsieur et madame Tout-le-Monde. Tous étaient présents pour exprimer leur ras-le-bol face à la hausse des prix des carburants, à l’augmentation des prix alimentaires et aux salaires en berne. Bref, leur mécontentement était légitime face à un pouvoir d’achat qui met des millions de personnes en France en grande difficulté.
Sans autorisation, à l’initiative d’une femme venue de Paray-le-Monial, plus de 200 manifestants ont défilé en cortège dans le centre-ville, à contresens de la circulation. Ils ont entonné La Marseillaise et L’Internationale, tout en scandant des slogans : « Macron démission ! », « Macron, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue ! », « Marine, Marine, on t’en… ! » ou encore « Du pognon, il y en a dans les caisses du patronat ! »
Aux feux de la 9e, une brave dame tentait de prendre des photos de la manifestation. « Je n’y arrive pas », disait-elle, dépitée.
Mais elle était contente. « C’est bien qu’ils manifestent. Macron ne fait rien pour la jeunesse, ni pour les autres d’ailleurs. Si je pouvais, je serais avec eux ».
Y aura-t-il une suite à ce samedi 17 octobre 2026 ?
Probablement, avec un nouveau rassemblement annoncé pour samedi prochain.
Enfin, peut-être ou le jeudi 5 novembre.
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J.B.
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