Municipales 2026 – « Unis pour Blanzy » avec Christian Grand, sans Jean-Marc Frizot

Le chapitre est clos. La page s’est tournée mercredi soir à la salle Coluche de l’EVA à Blanzy, où Christian Grand présentait officiellement sa liste « Unis pour Blanzy ». Dans un mois, Jean-Marc Frizot ne sera plus conseiller municipal ni vice-président à la CUCM.

Au deuxième rang, dans le public, il assistait à la scène. Spectateur plus qu’acteur. Sa présence silencieuse valait presque déclaration. Son absence sur la liste de « son ami » Christian Grand,  ne faisait plus de doute. Officiellement, personne ne commente. En coulisses, on glisse simplement que « la décision a été prise entre gens intelligents ».

Christian Grand l’a rappelé d’entrée, la succession d’Hervé Mazurek, qui a annoncé depuis treize mois son retrait pour mars 2026, devait se construire dans la continuité. Un accord de principe, acté en juin à l’unanimité, visait à constituer une liste unique issue de l’équipe actuelle. « Malgré de nombreuses tentatives de dialogue », une deuxième liste est apparue à la mi-septembre. « J’en ai pris acte », conclut-il sobrement. Manière élégante de dire que l’unité n’a pas résisté aux ambitions.

Jusqu’ici moins démonstrative que sa concurrente, la liste « Unis pour Blanzy » a cependant trouvé mercredi soir un souffle particulier. L’intervention de deux jeunes colistières, Solène Garnier (22 ans) et Cindy Grémy (27 ans), a apporté fraîcheur et énergie. Leur message, « Nous avons besoin d’un maire humain et droit », sonnait comme un positionnement autant qu’une profession de foi.

L’émotion s’est également invitée avec André Papillon, 81 ans, salué par un ban bourguignon. « 58 ans que je suis dans la maison » a-t-il rappelé, évoquant avec affection le candidat qu’il a « connu tout petit ». Une fidélité générationnelle mise en scène, symbole d’une continuité revendiquée.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Christian Grand assume une sensibilité de gauche, tout en revendiquant l’ouverture. « Une élection municipale, dans une commune de la taille de Blanzy, c’est une affaire de clocher, pas de parti ». Le message est clair, dépasser les étiquettes pour rassembler. A condition que la campagne ne se transforme pas en guerre de clocher.

« Unis pour Blanzy » se revendique des valeurs laïques, républicaines, humanistes et s’inscrit dans la lignée des équipes d’André Quincy, Guy Emorine et Hervé Mazurek. Au passage, une allusion à peine voilée à ceux qui, dans l’héritage Quincy, ont choisi un autre camp.

Sur le fond, Christian Grand martèle une vision qui englobe une gestion « sérieuse, humaine et tournée vers l’avenir », un cadre de vie préservé, des services de qualité, écoute et transparence. Dans une commune de 6 000 habitants où tout le monde se connaît, l’argument de la proximité reste central.

Pas de « promesses creuses ni de critiques faciles », promet-il. La posture se veut responsable, appliquée, presque rassurante. Reste à savoir si, dans une campagne désormais scindée en deux blocs issus de la même matrice, la raison l’emportera sur les blessures anciennes.

A Blanzy, une page se tourne. Qui va écrire le nouveau chapitre ?

J.B.

La Liste « Unis pour Blanzy » par ordre alphabétique

Cette liste comprend 15 femmes et 16 hommes dont 9 membres de l’équipe municipale sortante. Des colistiers âgés de 19 ans à 81 ans et une moyenne d’âge de 53 ans.

 

 

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