Aller voir sur le terrain. Écouter. Observer. C’est le parti pris de la liste « Montceau en commun », une démarche qui la distingue clairement de ses concurrents. « Venez voir avec nous comment ça se passe ! »
Après le logement dans le quartier du Plessis et la visite d’appartements qui donnent la chair de poule, cap sur les mobilités. Direction les transports en commun à Montceau-les-Mines, une compétence gérée par la communauté urbaine Creusot Montceau (CUCM).
« Ce sont surtout les habitants de Montceau qui utilisent le bus, souvent parce qu’ils n’ont pas le choix », rappelle Stéphane Brun, directeur de campagne. « Notre projet de transport urbain, nous le porterons à la CUCM », assure-t-il.
Samedi matin, quai de Gaulle. La tête de liste et son équipe montent à bord de la ligne M1. Destination : le quotidien des usagers.
Et contre toute attente, le constat est nuancé. « Les gens sont plutôt satisfaits. Les chauffeurs sont appréciés, l’ambiance est bonne. Contrairement à ce que certains veulent faire croire, les habitants ne sont pas en colère. En revanche, ils sont inquiets », analyse Catherine Ravier, tête de liste de « Montceau en commun ».
Le service fonctionne. Mais il montre ses limites.
Comme cette jeune femme, partie de Saint-Vallier à 9 h pour rejoindre son travail au Bois du Verne. A l’aller, tout va bien. Au retour, après 19 h, plus rien. Pas de bus. Débrouille obligatoire. « Le problème n’est pas le respect des horaires, mais leur amplitude. C’est particulièrement compliqué pour les salariés de l’hôpital », pointe Stéphane Brun.
Pour d’autres, c’est une question de patience. Beaucoup de patience. « Aller chez le médecin à Blanzy et revenir au Bois du Verne me prend six heures », témoigne une usagère.
La ligne M1 traverse l’avenue Leclerc, grimpe au Bois du Verne, pousse jusqu’au Bois Garnier, puis repart en sens inverse. Vers 10 h, le bus est presque plein. Jour de marché oblige.
Autre faiblesse majeure, le dimanche et les jours fériés, aucun bus ne circule. « C’est clairement un point à améliorer », insiste Catherine Ravier. « Sans voiture, certaines personnes restent enfermées chez elles. Même aller au cinéma devient impossible ».
Sur les tarifs, en revanche, peu de critiques. Le ticket à l’unité est fixé à 1,20 €. Avec un carnet de dix, il descend à 0,90 €. « Les personnes en situation de handicap paient 10 € à l’année », rappelle une bénéficiaire.
Mais pour « Montceau en commun », le problème est aussi politique. « Montceau ne pèse pas assez à la CUCM, d’autant que Le Creusot et Montceau ne sont pas du même bord », observe Stéphane Brun. Catherine Ravier va plus loin, « A Montceau, les élus se taisent beaucoup ».
« La CUCM manque surtout d’une vision globale de sa politique de territoire. Et soyons lucides, Montceau n’aura jamais le même traitement industriel que Le Creusot », conclut la tête de liste.
Pour les composantes de LFI et Cap 2026, qui forment « Montceau en commun », le constat est sans appel, Montceau n’est pas logée à la même enseigne que Le Creusot.
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J.B.
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