Municipales 2026 – Marie-Claude Jarrot : « tractage pluvieux, élections heureuses »

La dernière réunion de la liste «Montceau passionnément» avant le premier tour des municipales, dimanche 15 mars, s’est tenue dans un lieu bien très fréquenté des Montcelliens, près de la 9ᵉ écluse. Dans cette salle familière, l’ambiance était chaleureuse, presque réconfortante et il en fallait pour clore une journée passée sous la pluie.

Car l’après-midi avait été intense. Trempés mais déterminés, les colistiers avaient sillonné les rues pour distribuer la dernière version de leur tract, « L’expérience pour agir, le renouveau pour accélérer ». Fidèle à son énergie contagieuse, Marie-Claude Jarrot lançait même en riant un nouveau slogan : « Tractage pluvieux, élections heureuses ! »

Face à une concurrence qui rêve de lui ravir son fauteuil, la maire sortante et candidate à sa propre succession affiche une sérénité combative. « Nous avons tenu nos engagements et nous sommes prêts à ouvrir un nouveau chapitre. Deux mandats ont transformé notre ville, un troisième nous permettra d’aller plus loin ».

Mais pour elle, ces mots doivent se vivre sur le terrain. Sous la pluie, à la Lande puis à la Sablière, elle multiplie les haltes chez les habitants. Discuter, écouter, expliquer, c’est la marque de fabrique de  Montceau passionnément». Une colistière le résume d’un sourire : « C’est incroyable l’énergie que dégage Marie-Claude. Elle adore rencontrer les gens ».

Pendant toute la campagne, l’équipe a avalé les kilomètres. 10 000 brochures distribuées, 2 000 portes ouvertes, et autant d’échanges.
« On a parlé, on a écouté, on a débattu », raconte la candidate après une discussion avec un Montcellien installé depuis huit mois dans la ville et ravi de son inscription à l’association de la Retraite sportive.

Plus loin, la pluie ruisselle toujours sur la chaussée. Un couple, passionné par les chiens accueille le maire avec enthousiasme. Une halte programmée. Monsieur court chercher des parasols pour abriter tout le monde. La conversation s’engage aussitôt… sur les animaux et leur bien-être.

A la Sablière, notamment rue des Bains _ un quartier récemment touché par les inondations _ Marie-Claude Jarrot revient sur l’entretien de la Bourbince. Le ton se fait plus ferme.
« Je me suis fait sermonner par le président du syndicat qui raconte des choses fausses ». Elle lui reproche surtout son manque de vision. « Il ne propose jamais de solution pour mobiliser les moyens. Pourtant, nous devons travailler ensemble, VNF, la CUCM, le syndicat Arroux-Bourbince, la ville et les habitants. Les crues vont revenir, il faut s’y préparer ».

Un riverain acquiesce. « La Bourbince est devenue une source d’inquiétude… et même un dépotoir ».

La candidate sort alors une ébauche de lettre que les habitants pourront signer avant son envoi au préfet. Sa ligne est claire, « C’est ensemble que nous trouverons des solutions. Je refuse que la responsabilité repose uniquement sur la ville ».

Ici, chacun partage le même constat, la situation n’est satisfaisante pour personne.
« Le syndicat, on dirait qu’il s’occupe surtout des bouses de vache pour qu’elles ne tombent pas dans l’eau », lâche un riverain excédé.

Marie-Claude Jarrot insiste, il faut un comité de pilotage. « Le préfet doit réunir tous les acteurs autour de la table ». Et ce n’est certainement pas la pluie du jour qui la fera changer d’avis.

Le porte-à-porte reprend. Rue de la Sablière, un propriétaire apaise un instant la conversation politique. Il sort une carte du RPF, le Rassemblement du peuple français, lancé par le général de Gaulle. « Elle appartenait à mon grand-père. Elle date de 1948 », confie-t-il.
Un instant suspendu dans la mémoire collective.

Mais le temps file. La candidate est rappelée à l’ordre, la dernière réunion l’attend. A peine le temps de rentrer se changer… et la voilà déjà repartie.

Car avec Marie-Claude Jarrot, la campagne ne s’arrête jamais vraiment. L’énergie est intacte, la détermination aussi. Et sur le terrain, rien _ pas même la pluie _ ne semble pouvoir la ralentir.

J.B.

 

Les commentaires sont fermés.