Municipales 2026 – Marc Répy à Gourdon, une candidature ancrée dans le village

En février 2018, il succédait à Jacqueline Ackermann en cours de mandat. En mai 2020, à la tête de la liste « Vivons Gourdon », il était élu maire de Gourdon.

En ce mois de janvier 2026, Marc Répy est candidat à sa propre succession.

C’est devant l’école de la Beluze qu’il a choisi d’annoncer sa candidature. Un lieu symbolique, « parce que cette école est le poumon de la commune, avec ses quatre-vingt-dix enfants et ses quatre classes », explique-t-il. « L’école, c’est ma priorité », insiste le maire d’une commune rurale de 910 habitants.

A 61 ans, Marc Répy, toujours agriculteur, a à cœur de poursuivre sa mission, « même si la conjoncture actuelle, principalement au niveau national, n’est pas forcément simple ».

L’homme n’a pas pour habitude de s’emballer ni de promettre l’inimaginable, comme on distribue des papillotes aux fêtes de fin d’année. Avec une équipe partiellement renouvelée _ qu’il dévoilera un peu plus tard _, « nous avons effectivement des projets, souvent portés par des acteurs privés auxquels la municipalité pourra donner un coup de pouce. Mais cela reste encore des projets », avance-t-il avec prudence.

« Vous voyez la micro-crèche, juste à côté de l’école ? Elle n’était pas prévue et nous l’avons réalisée pendant le mandat », souligne-t-il. Une opportunité que l’exécutif n’a pas hésité à saisir.

Sa commune, son village, son centre-bourg réaménagé avec le soutien de la CUCM, son église du XIIᵉ siècle qui trône au sommet, entourée de champs et de prairies… Cette carte postale se distingue du versant plus urbain de la plaine, le long de la Beluze. C’est là toute l’originalité de Gourdon, qui conjugue harmonieusement ruralité et zone d’activité commerciale.

« Ici, à Gourdon, on vit bien », affirme Marc Répy, rappelant au passage que « depuis que je suis maire, la fiscalité n’a pas augmenté ».

Gourdon, Marc Répy l’aime. « Et j’aime ses habitants », ajoute-t-il simplement.

Il entend constituer une équipe de quinze personnes, dans le respect de la parité, désormais obligatoire pour les communes de moins de 1 000 habitants. « Ce n’est pas un problème pour moi, c’était déjà le cas lors de ce mandat, avec sept femmes et huit hommes », précise-t-il.

Marc Répy, maire-candidat peut-être en avance sur son temps, apparaît un peu réservé au premier abord, mais « très spontané », comme il le dit lui-même. Dès qu’il prend la parole, le verbe est facile et les idées s’enchaînent, naturellement.

J.B.

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