
Arnaud Sanvert et Véronique Léger.

Le Rassemblement national, parti d’extrême droite, avec pour candidat à la mairie de Montceau-les-Mines, Arnaud Sanvert, est parvenu à aligner une équipe de trente-cinq noms. « Que des gens compétents », assure la numéro 2, Véronique Léger ou Martine Léger, selon les circonstances.
Une liste complète, certes, mais sans la moindre photo. Transparence minimale. Déjà en 2020, à Saint-Vallier, Étienne Launay, très proche du RN, avait adopté la même méthode lors des municipales.
« C’est une super liste. On n’a pas eu besoin de les chercher, ils sont venus à nous ! Et ça vous emmerde », commente encore Véronique Léger dans un échange avec un tiers. Le ton est donné.
A y regarder de plus près, la méthode de recrutement d’Arnaud Sanvert intrigue. Des « gens compétents », sans doute, mais souvent issus du même cercle familial. Sur la liste figurent ainsi :
Serge Lauvernier, ex-mari de Véronique Léger; Catherine Raison, épouse de Jean Raison; Jean Grembocki, père de Julien Grembocki; Véronique Gaydamour, fille de Marie-Thérèse Meunier; Joëlle Girault mère de Michaël Girault.
On y retrouve également Ophélie Rostankowski, ancienne collaboratrice d’Arnaud Sanvert lorsqu’il était député de la 5e circonscription. En juillet 2024, il promettait l’ouverture d’une permanence à Chalon-sur-Saône et d’une autre à Montceau-les-Mines. Aucune n’a finalement vu le jour.
Les profils des colistiers de la liste « Relève-toi Montceau » sont variés. Très vite, des captures d’écran de la page Facebook de Laurent Cognard nous sont parvenues où ils tient des propos particuliers…