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Communiqué – Notre analyse après le 2nd tour des municipales au Creusot.
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À la suite de la déclaration du maire sortant attribuant sa défaite à « la dissidence de certains membres de son équipe », nous souhaitons apporter un éclairage différent sur ce scrutin et sur ce qu’il révèle réellement.
Les résultats du second tour des élections municipales doivent être replacés dans leur juste perspective historique : ils marquent la fin d’une longue période. Réduire cette défaite à une question de dissidence interne, c’est refuser de regarder la réalité en face et se condamner à n’en tirer aucune leçon.
La liste conduite par Didier Laubérat a rassemblé des femmes et des hommes compétents, sans esprit partisan, animés par une conviction partagée : les Creusotins aspiraient à une rupture. Notre programme plaçait les préoccupations concrètes des habitants au cœur du débat. Notre méthode de travail, plus horizontale, plus participative et ancrée dans le quotidien a recueilli 1 480 suffrages, une adhésion réelle et qui compte.
Rappelons, sans esprit de revanche, que le maire sortant n’aura été élu sur son propre nom qu’à une seule occasion, en 2020, dans le contexte très particulier de la crise sanitaire et d’une abstention record.
Nous regrettons que certains commentaires, formulés avec amertume, témoignent d’un manque de recul et de lucidité. Les leçons de ce scrutin méritent mieux. Car ce que dimanche dernier a révélé avant tout, c’est un rejet profond et durable : rejet des méthodes, rejet d’une certaine façon de gouverner, rejet de choix que les Creusotins n’ont jamais vraiment acceptés.
Cette désapprobation s’était manifestée à plusieurs reprises. Comment le maire sortant et certains adjoints n’ont-ils pas pu le percevoir ?
Elle ne concerne d’ailleurs pas uniquement la ville du Creusot mais aussi la Communauté Urbaine, dont l’installation interviendra dans les prochaines semaines. Le bulletin de vote comportait en effet les listes pour cette collectivité : le message adressé par les électeurs vaut donc tout autant à cette échelle.
Cette incompréhension est peut-être la démonstration la plus flagrante que le lien entre les élus et les citoyens s’était rompu depuis longtemps, tant à la ville qu’à la CUCM. C’est ce constat que les urnes ont exprimé, dès le premier tour, avec une clarté sans ambiguïté. Nous sommes d’ailleurs convaincus que sans notre présence dans ce scrutin, Charles Landre aurait été élu dès le premier tour.
Nous adressons nos félicitations républicaines à la prochaine équipe municipale. Nous formons le vœu que cette nouvelle page soit celle d’une gouvernance pleinement à l’écoute de tous les Creusotins, sans exception. Nous y veillerons.
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Pierre Brugniau, Martine Gauthier, Cyril Gomet et Danièle Picard



