Samedi, en fin de matinée, le député de la 5e circonscription de Saône-et-Loire, Lionel Duparay, présentait ses vœux au restaurant Le Plessis, à Blanzy. La veille au soir, il était à Buxy.
A ses côtés, son prédécesseur au Parlement, aujourd’hui ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin. L’occasion, au-delà des échanges informels sur l’action parlementaire et gouvernementale, de faire passer des messages politiques clairs à l’approche des élections municipales.
Sébastien Martin n’a pas tourné autour du pot. Partant du rôle de la France sur la scène internationale, « la France dispose d’une puissance industrielle que d’autres n’ont pas », le ministre a rapidement ciblé ses adversaires. Et averti, « il ne faut pas se tromper de camp ».
Puis l’attaque devient frontale. « Vous imaginez Marine Le Pen ou Jordan Bardella au pouvoir, défendre les intérêts de la France ? Marine Le Pen, c’est celle qui a attendu devant la Trump Tower pour un selfie avec le président américain, la même qui est allée en Russie demander de l’argent à Poutine. Une fois au pouvoir, la France serait aux mains de puissances étrangères ».
Applaudissements nourris dans la salle.
Le ministre enchaîne. « Sur les bancs du gouvernement à l’Assemblée nationale, nous sommes insultés par l’extrême droite et par l’extrême gauche, les amis de Mélenchon ».
La charge contre le Rassemblement national se poursuit, cette fois à l’échelle locale. Sous les yeux du maire de Montceau-les-Mines, Marie-Claude Jarrot, Sébastien Martin s’en prend directement au candidat RN aux municipales.
« Celui que j’ai battu à la législative partielle a été nul comme député. Il sera nul s’il devient maire de Montceau ». Aucune précaution de langage. Arnaud Sanvert est jugé sans détour.
Le climat politique s’invite pleinement dans ces vœux. Lionel Duparay en a profité pour clarifier sa position, il ne briguera pas de mandat municipal. « Je ne serai sur aucune liste à Montceau-les-Mines »», tranche-t-il, lui qui fut adjoint de Marie-Claude Jarrot.
Objectif affiché, « c’est pour couper court aux rumeurs ». Il précise : « Après douze ans de mandat local, j’ai décidé de prendre du recul. J’irai au bout de mon engagement départemental et de mon mandat de député ».
Sur les extrêmes, le député est tout aussi catégorique, « ce sont des leurres ». Pas d’ambiguïté non plus sur son vote. Ni RN, ni LFI. Et les alliances de circonstance ? « Je n’y crois pas ». Le mariage de la carpe et du lapin ne sont pas à son programme. « Je suis de droite. Le choix est vite fait ».
Reste une question. Soutiendra-t-il la liste de Marie-Claude Jarrot à Montceau-les-Mines ?
Réponse différée. « Elle viendra en temps et en heure », glisse un député qui cultive toujours le flou.
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J.B.
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