Municipales 2026 – Le logement, pierre angulaire pour LFI et Cap 2026

Même sous la neige, Catherine Ravier, tête de liste de « Montceau en commun », n’hésite pas à se rendre sur le terrain avec une équipe réduite et à convier la presse locale pour prendre le pouls de la vie des Montcelliens, notamment dans le domaine du logement.

La France insoumise et Cap 2026 sont rompus à l’exercice. En faisant du porte-à-porte dans les quartiers, ils découvrent que, chez certains habitants, les conditions de vie dans les appartements sont parfois surréalistes. « Nous avons vu des choses impensables et inacceptables », avancent de concert Catherine Ravier et Stéphane Brun, directeur de campagne.

Effectivement, vivre dans un appartement alors que les températures sont en dessous de zéro, sans eau depuis plusieurs jours, au 15 rue René-Coty, dans le quartier du Plessis, donne plus envie de fuir que de rester.

Gérard est locataire de l’OPAC, au 2ᵉ étage d’un T2. « Je n’ai plus d’eau depuis lundi, les tuyaux sont gelés, ils passent par l’extérieur », explique-t-il. Malgré ses démarches auprès du bailleur et le passage d’un plombier, l’eau n’est toujours pas revenue.

L’OPAC lui a adressé un courrier avec une recommandation pour le moins surprenante : acheter des bouteilles d’eau, les chauffer et faire sa toilette au gant. Étonnamment, le locataire du rez-de-chaussée ne rencontre pas ce type de problème.

Toujours dans le même secteur, c’est un problème d’humidité qui empoisonne la vie d’un couple de retraités. Certes, le chauffage au gaz fonctionne, mais sur les murs, la moisissure est tenace. « La VMC ne fonctionne pas, elle a été montée à l’envers », affirme le retraité.

Pour LFI et Cap 2026, alors que Montceau-les-Mines comptait 1 609 logements vacants en 2022 (source INSEE), le constat est sans appel, les logements loués sont mal entretenus. « Sans compter un manque criant de communication entre les bailleurs et les locataires. Ils n’ont pas de réponse, ne voient personne, ni de l’OPAC ou d’Habellis, ni les élus de la ville. Au bout du compte, les locataires sont résignés », fait savoir la tête de liste.

En matière de logement, « Montceau en commun » entend instaurer un dialogue permanent entre les locataires, les bailleurs et les élus. « Nous mettrons en place un service de médiation du logement », propose Stéphane Brun. « Une brigade du logement », ajoute Yves Clarisse, de LFI.

Dans leur audit de la ville de Montceau-les-Mines, qu’ils demanderont _ s’ils sont élus _, « nous réaliserons également un bilan du logement locatif, puis engagerons les travaux nécessaires pour tendre vers un logement de qualité », assure le directeur de campagne.

« Une chose est certaine, il faut des élus de proximité », promet Catherine Ravier. « Que Montceau devienne une ville pilote en matière d’expérimentation dans le logement, mais aussi dans les transports, l’énergie, entre autres », ajoute Stéphane Brun.

En somme, « Montceau n’a plus les moyens d’entretenir des équipements conçus pour une ville qui comptait 28 000 habitants. Est-ce à Montceau de gérer le centre nautique ? »

Un sujet qui, lui dit-on, n’est pas à l’ordre du jour de la CUCM. « Alors il faudra changer de président », conclut Catherine Ravier.

J.B.

Les conduites d’eau passent par l’extérieur, montre Gérard.

 

 

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