Municipales 2026 – La Bourbince et ses crues à répétition, à qui la faute ?

C’est à l’initiative de Christiane Mathos, candidate sur la liste « Montceau passionnément » conduite par Marie-Claude Jarrot, maire sortante, que s’est tenue une réunion au restaurant La Douce Heure Antillaise, à l’entrée de la Sablière, un quartier touché  par une crue de la Bourbince. Et ce n’est pas la première fois que l’eau s’invite dans les jardins et les caves des habitations.

Trop, c’est trop. Devant les riverains réunis pour l’occasion, Marie-Claude Jarrot a sonné l’alarme d’autant que le problème ne date pas d’hier. Déjà en octobre 2018, aux côtés de Jean-Marc Frizot, président du syndicat Arroux-Bourbince, elle s’était rendue sur place. Depuis, la Bourbince continue de faire couler beaucoup d’eau… et beaucoup d’encre.

Montceau – La Sablière et la Bourbince font couler beaucoup de salive – L’infoRmateur de Bourgogne

Huit ans plus tard, la situation ne s’est pas améliorée. Les pluies sont plus brutales, plus imprévisibles. Le lit de la rivière, lui, reste encombré d’arbres et de branches. « Elle est devenue un véritable dépotoir », déplore un riverain.

« J’essaie depuis des années d’alerter le syndicat, la CUCM, VNF. La ville n’a ni les moyens, ni le matériel, ni la compétence pour nettoyer la Bourbince », explique Marie-Claude Jarrot. « J’ai même proposé au syndicat de financer une entreprise pour retirer les embâcles. On m’a répondu que c’était aux riverains d’entretenir les abords. Ce n’est pas possible ».

Le différend porte sur la répartition des responsabilités. Le syndicat gère le lit de la Bourbince, mais pas ses berges. « C’est une baliverne », estime la candidate aux municipales. « Nous sommes en désaccord ».

En résumé, l’entretien du lit revient au syndicat, celui des abords aux riverains, la régulation de l’eau à VNF et la gestion du lac de la Sorme à la CUCM. « Nous ne nous sommes pas suffisamment rapprochés », reconnaît Marie-Claude Jarrot. Selon elle, « la seule autorité capable de réunir tout le monde autour de la table, c’est l’État, donc le préfet car il y a un véritable désordre ».

A cela s’ajoutent les effets du changement climatique _ qui laissent perplexe un habitant de la Sablière _, l’ensablement et les arbres tombés dans le lit de la rivière, autant d’obstacles qui entravent la circulation de l’eau. « Quand je vide mon évier, si la canalisation est bouchée, cela pose un problème », illustre simplement un riverain. L’image parle d’elle-même.

A première vue, chacun se renvoie la responsabilité. Seul l’État semble en mesure d’imposer une solution. « J’ai saisi le préfet, mais il ne répondra pas, il est en période de réserve », précise le maire.

Reste un acteur potentiel, les riverains eux-mêmes. Ils pourraient se mobiliser, signer une pétition. Un agent municipal viendra recueillir leurs remarques et doléances.

A la question d’un habitant : « A quoi sert le syndicat Arroux-Bourbince ? »

La réponse de Marie-Claude Jarrot fuse, lapidaire : « A rien ».

J.B.

Les commentaires sont fermés.