
Jean-Luc Grespan, Christelle Roux-Amrane et Laurent Selvez. Le trio est désormais un duo.
![]()
Ils étaient trois au départ, chacun avec la volonté de rassembler des Montcelliens. Est né le mariage entre Laurent Selvez, Christelle Roux-Amrane et Jean-Luc Grespan. La liste « Montceau allons-y ensemble » prenait la mer mais elle rencontre un premier écueil.
![]()
Samedi 10 janvier 2026, l’ancien café de Roger Joly, rue Jean-Jaurès à Montceau-les-Mines, était le théâtre d’une séquence politique pour le moins inattendue. Une de celles qui annoncent des recompositions, mais aussi des fragilités.
Depuis octobre dernier déjà, Laurent Selvez, conseiller municipal d’opposition, affichait sans détour son ambition de rassembler autour de lui pour mener une campagne contre le maire en place, Marie-Claude Jarrot. Une démarche assumée, mais dont les ressorts semblaient davantage nourris par des rivalités personnelles que par une convergence de projets au service des Montcelliens.
C’est dans ce contexte que Christelle Roux-Amrane, adjointe au maire, meurtrie de ne pas avoir été choisie comme candidate à l’élection législative partielle, décidait de rejoindre Laurent Selvez sans démissionner de l’exécutif. Une alliance surprenante, où la macronie scellait un accord avec une partie de la gauche montcellienne. Un rapprochement aussitôt commenté comme le mariage de la carpe et du lapin.
Dans cette dynamique, Jean-Luc Grespan, qui affirme avoir été sollicité à la fois par la liste de Marie-Claude Jarrot (Montceau Passionnément) et par celle d’Isabelle Louis (Montceau autrement citoyenne et solidaire), choisissait finalement de suivre Laurent Selvez. Un choix guidé moins par l’adhésion à un projet commun que par une fidélité personnelle.
Le 10 janvier, la photo de lancement donnait pourtant l’illusion d’une équipe soudée. Christelle Roux-Amrane, désignée tête de liste « Montceau allons-y ensemble », posait aux côtés de Laurent Selvez et de Jean-Luc Grespan. Mais derrière l’image, les lignes de fracture étaient déjà là. L’entente n’aura été que de courte durée. Jean-Luc Grespan a quitté le navire, un départ qu’il a lui-même confirmé.
Pourtant, le samedi 24 janvier, il participait encore à la réunion publique organisée au centre nautique. « Je devais être sur la liste », affirme t-il aujourd’hui, laissant planer le doute sur l’état réel des discussions internes. La liste sera officiellement présentée lundi 9 février à la salle des fêtes du Bois-du-Verne, sans lui.
En ce lundi 2 février, Jean-Luc Grespan assume son retrait. « Je ne me retrouvais pas dans les opinions de Christelle Roux-Amrane. Il était difficile de partager nos convictions. Mon retrait est personnel. Je n’ai rien contre Christelle Roux-Amrane ni Laurent Selvez. Si je les avais rejoints, c’était essentiellement par attachement à Laurent ».
Reste désormais une question en suspens, quel avenir politique pour Jean-Luc Grespan ? Pour l’heure, l’intéressé temporise. « Je suis en stand-by », confie-t-il. Une position d’attente qui illustre, à elle seule, les incertitudes et les fragilités d’une alliance née dans la précipitation et déjà mise à l’épreuve.
![]()
J.B.
![]()
NDLR : nous avons tenté de joindre Christelle Roux-Amrane et Laurent Selvez, sans succès.





