C’était le premier atelier participatif organisé par la liste « Montceau autrement citoyenne et solidaire », en présence d’une cinquantaine de personnes réunies à la salle des fêtes du Bois du Verne, à Montceau-les-Mines, autour du thème : des services de proximité qualitatifs et accessibles à tous.
Ici, la démocratie participative se conjugue au présent. C’est le grand leitmotiv de ces élections municipales, donner la parole aux habitants, recueillir leurs avis, leurs suggestions et leurs idées pour construire « ensemble l’avenir de Montceau », a rappelé la tête de liste, Isabelle Louis, avant d’entrer dans le vif du sujet.
« La démocratie participative est un peu à la mode, mais l’enjeu est majeur, car nous voulons changer une politique actuelle concentrée sur une seule personne, Marie-Claude Jarrot », poursuivait-elle. « Nous sommes là pour savoir ce que vous voulez ». Construire ensemble pour élaborer le programme dans le cadre d’une politique citoyenne et solidaire « nous obligera à revenir vers vous afin d’en jauger les effets et de mesurer les degrés de satisfaction ou d’insatisfaction ».
Ce fut ensuite au tour d’Éric Commeau de mettre un peu d’ambiance en cette matinée bien fraîche et de donner un coup de fouet à des esprits encore embrumés.
Comme il en a pris l’habitude au conseil municipal sous l’étiquette Énergies Citoyennes, il est revenu sur ce qu’il a qualifié de gestion catastrophique de madame le maire et de préciser, « nous ne ferons pas de promesses que nous ne pourrons pas tenir ».
Il est ainsi revenu sur l’évolution démographique, avec une ville « qui a perdu 1 100 habitants en deux ans » et qui compte aujourd’hui 16 831 habitants, avec pour conséquences « moins d’impôts et moins d’aides de l’État, même si Jarrot n’est pas la seule responsable ». En revanche, Éric Commeau ciblait clairement le maire sur la question des finances, notamment sur le poids de la dette qui pèsera sur les investissements. « L’opposition de gauche a toujours dit que la ville investissait trop. Elle a investi dans des dossiers surdimensionnés, comme le complexe Jean-Bouveri, passé de 4,9 M€ à 6,5 M€, avec des subventions en baisse ».
Que dire de l’épargne ? « Elle est négative : –1,6 M€ en 2024 et –1,4 M€ en 2025 ».
L’endettement par habitant est jugé très préoccupant. « Il a explosé. Il était de 650 € en 2021, il atteint 1 708 € en 2024 ».
La mobilisation de la gauche n’ayant pas suffi, celle-ci a écrit à deux reprises au préfet pour l’alerter. « Il n’a jamais répondu », précisait Éric Commeau. En somme, les participants à l’atelier dominical étaient prévenus, « nous devrons chercher de nouvelles recettes et réaliser de nouvelles économies. Nous sommes là pour débattre des priorités avec la population ».
« La situation est grave, mais pas désespérée si les citoyens prennent la main », commentait un participant.
Anne Sevin ajoutait enfin : « Ne rêvons pas trop, soyons réalistes ».
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J.B.
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Les prochains ateliers (10h – 12h)
18 janvier au pôle associatif de La Lande : vivre ensemble sa ville
25 janvier au centre nautique : des lieux de rencontres et d’animation en faveur du lien social
1er février au Trait d’Union : un cadre de vie attractif et apaisé
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