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La campagne municipale a clairement commencé. Et pour David Marti, elle agit comme un accélérateur.
Samedi matin, salle Guynemer au Creusot, le maire sortant est à la manœuvre. Devant ses troupes dont les colistiers, il orchestre la distribution du programme de la liste « Le Creusot, un avenir, une ambition 2026 ». Huit pages en papier glacé, pensées comme une vitrine du bilan depuis 2020 et des quatre-vingt-trois engagements pour le prochain mandat. Le signal est clair, David Marti entend imposer le tempo et prendre une longueur d’avance sur ses concurrents.
Le message politique, lui, est assumé. Le programme revendique une méthode, la co-construction autant qu’une vision. « Un projet élaboré avec les habitants », insiste le candidat, qui veut faire de la participation citoyenne un marqueur de sa campagne. De cette somme de propositions émerge une ligne directrice, « un Creusot qui prend soin », à la fois protecteur du quotidien et tourné vers l’avenir.
La santé s’impose comme l’un des piliers du projet. Création annoncée d’une nouvelle maison de santé, arrivée prochaine d’un médecin généraliste, mais aussi élargissement du modèle de solidarité communale avec une assurance habitation et responsabilité civile à tarif négocié. S’y ajoutent une aide aux habitants pour la rénovation énergétique, de celle des bâtiments municipaux, la végétalisation des cours d’écoles et une réflexion sur les mobilités, avec des navettes reliant quartiers, centre-ville et gare. Une politique des « petits riens » qui, mis bout à bout, dessinent une vision de proximité.
Sur la sécurité, le maire-candidat avance prudemment, mais fermement. Le renforcement de la police municipale est annoncé, dans une logique qu’il veut compatible avec les finances communales. De sept agents aujourd’hui, l’effectif pourrait rapidement passer à neuf, voire dix. Une réponse directe aux propositions plus radicales de ses adversaires, notamment celle de Charles Landre, qui prône un policier pour mille habitants. Chiffrage à l’appui (62 000 € par policier), David Marti démonte ce qu’il juge être une promesse intenable, soulignant les contradictions entre hausse des dépenses et baisse annoncée des impôts.
Pas de projet emblématique unique, reconnaît-il presque. Le choix est assumé, miser sur un développement global et la consolidation du tissu économique. Les idées avancées _ halle gourmande, grande salle de spectacle à forte capacité en lien avec la CUCM, renaissance du Pavillon Schneider _ traduisent une volonté de redonner du souffle et de l’attractivité, sans tomber dans l’effet d’annonce.
Mais cette entrée en campagne ne se limite pas à un catalogue de propositions. Elle marque aussi le début des premières confrontations. Face à trois candidats de droite, dont un issu du Rassemblement national, Un LR et macroniste de droite, David Marti se pose en rempart face à ce qu’il décrit comme une opposition uniquement critique. « Ils dénoncent ce que nous faisons », tranche-t-il.
A ceux qui parlent de déclin du Creusot, le maire oppose des chiffres. Baisse du chômage, solde migratoire positif, revenu médian parmi les plus élevés du département pour une ville de cette taille, sont autant d’indicateurs brandis pour contester le récit d’une ville en perte de vitesse. Le message est limpide, le Creusot ne se résume pas à ses difficultés, il avance.
Les attaques personnelles ne sont pas éludées. L’annonce par Charles Landre de son intention de renoncer à l’indemnité de maire est qualifiée d’irresponsable. Pour David Marti, la fonction exige un engagement total, incompatible avec une conception « à temps partiel » du mandat.
Même fermeté sur les dossiers structurants. Le Parc des Combes, dont certains contestent le soutien municipal, continuera de bénéficier de l’appui de la ville, avec en ligne de mire un accès facilité pour les Creusotins. Quant à la gare, objet de rumeurs persistantes, le maire se veut catégorique : pas question d’accepter une fermeture du guichet. Plus de trains, oui ; moins de service public, non.
A travers cette première séquence de campagne, David Marti cherche à installer un récit, celui d’une ville qui progresse, d’une méthode éprouvée et d’un cap à tenir.
Une chose est sûre, la campagne municipale 2026 est bel et bien lancée.
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J.B.
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