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Ils se sont rencontrés au détour d’un bâtiment de l’hôpital de Montceau. « J’ai croisé Michel, qui m’a confié ses tourments avec l’OPAC au Plessis alors nous avons convenu d’une réunion », raconte Catherine Ravier, tête de liste de Montceau en commun. Celle-ci s’est tenue mercredi soir, au Trait d’Union en présence d’un non de ses colistiers.
Dans la salle, les échanges entre la tête de liste et la dizaine de locataires du Plessis ont rapidement convergé vers un même grief, l’absence de dialogue avec les bailleurs sociaux, au premier rang desquels l’OPAC.
Michel, qui réside rue Forétale, ne cache pas son amertume. « J’ai des soucis avec le bailleur qui fait la sourde oreille ». A l’OPAC de Montceau, aucune réponse; à celui de Mâcon, « toujours rien ». Il a frappé à la porte des services municipaux, s’est rendu au tribunal, place Beaubernard où « la personne fait très bien son travail » reconnaît-il, mais la situation demeure inchangée.
A les entendre, l’OPAC ne semble guère à l’écoute des locataires du Plessis. Car ailleurs, en ville, le tableau diffère. A l’immeuble Gambetta, par exemple, « tout va bien, nous communiquons par mail et nous avons la chance d’avoir un concierge. C’est parfait », assure un résident. Faut-il en conclure que certains immeubles seraient mieux lotis que d’autres ?
Catherine Ravier écoute attentivement, à ses côtés, Stéphane Brun noircit les pages de son carnet.
Dans la salle, d’autres maux sont évoqués, l’humidité qui s’infiltre, le froid persistant dans des appartements pourtant récemment isolés, le défaut d’entretien. « Cela a été fait n’importe comment », déplore un locataire.
« Le logement est l’un des sujets phares de notre campagne des municipales » rappelle la candidate, soutenue par LFI et Cap 2026. Les témoignages de la soirée ne la surprennent guère. « Il y a un problème relationnel avec l’OPAC. C’est pourquoi nous créerons, à la mairie, un service dédié en lien avec les bailleurs ».
A la Sablière, toujours avec l’OPAC, les difficultés seraient similaires, selon Serge. « A l’époque où Lionel Duparay présidait l’OPAC _ avant de devenir député _, il a fait l’autruche. Nous avons dû faire pression, aller jusqu’à menacer pour être entendus. C’est terrible, mais c’est ainsi ».
Retour au Plessis où les conteneurs enterrés cristallisent également les tensions. « C’est de la compétence de la CUCM », précise Catherine Ravier. Qu’importe, les locataires, eux, dénoncent leur manque d’entretien. » Il faudrait aussi faire preuve de pédagogie et rappeler qu’un sac-poubelle se jette dans le conteneur, non à côté », glisse Catherine Ravier.
Un autre brandit un courrier de l’OPAC, certains voisins se plaindraient des aboiements de ses chiens. « Ils aboient quand on sonne à la porte », se défend-il. Il dénonce, en retour, ceux qui jettent nourriture et sacs par les fenêtres, « ces jeunes qui insultent les personnes âgées ».
« Une jeune fille m’a lancé que ma place était au cimetière », confie une locataire, encore bouleversée.
Alors Michel propose d’organiser des réunions entre habitants, par quartiers. « Nous mettrons en place des conseils de quartier », répond Catherine Ravier. Et d’ajouter, « les élus doivent être sur le terrain. Nous ne pourrons être présents chaque jour, bien sûr, mais nous viendrons ».
Reste cette évidence, suspendue comme un rappel, chacun a droit à un logement décent.
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J.B.
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