Municipales 2026 – Aimer Montceau, servir ses habitants passionnément avec Marie-Claude Jarrot

Il est des discours qui ne cherchent pas d’abord à convaincre, mais à rappeler l’essentiel. Celui prononcé à Montceau-les-Mines, jeudi soir au centre nautique par Marie-Claude Jarrot, maire sortante et tête de liste « Montceau Passionnément » appartient à cette catégorie, un moment presque intime devant plus de 300 personnes, où la politique s’efface derrière l’humain.

« Je veux vous dire, avec une sincérité totale, combien je mesure la chance qui est la mienne d’être là ce soir, au milieu de vous » lâche avec émotion Marie-Claude Jarrot. « Il y a dans cette salle ces femmes et ces hommes que je vais avoir l’honneur de vous présenter avec une immense joie mêlée d’une confiance que j’offre et que je reçois comme cadeau ».

Ici, à Montceau-les-Mines, on se regarde dans les yeux. « Nous ne sommes pas une foule anonyme, mais des visages connus », avec des prénoms, des parcours, des engagements. Des bénévoles discrets, des parents investis, des habitants présents dans les joies comme dans les épreuves. Une communauté réelle, diverse, soudée par une « force tranquille » expose la candidate.

Au cœur de cette soirée, la présentation d’une équipe. Une liste, certes, mais surtout des femmes et des hommes rassemblés par un attachement commun à leur ville. L’image du jardin s’est imposée, « des graines semées avec confiance, qui, côte à côte, forment un espace vivant où l’amitié prend racine » Un jardin extraordinaire où l’expérience et la jeunesse, mémoire et élan, sagesse et audace font la richesse revendiquée des parcours de chacun.

« L’engagement, rappelle-t-elle, n’est jamais anodin. Il suppose du temps, de l’énergie, parfois une part de tranquillité sacrifiée. S’exposer, être jugé, accepter la critique sont autant d’exigences assumées au nom de l’intérêt général. « L’équipe revendique cette loyauté, cette fidélité, cette unité comme socle d’une action publique durable ».

Car le discours est aussi un plaidoyer pour un bilan. Depuis 2014, affirme le maire sortant, la ville a été transformée : modernisation des écoles, soutien aux associations, rénovation des équipements, investissements culturels et sportifs, transition énergétique engagée, accompagnement des plus fragiles. Les chiffres sont avancés, les réalisations revendiquées. « Pendant que certains commentaient, nous travaillions », résume-t-elle, dans une formule qui oppose action et critique. « Et je le dis sans détour, sans fanfare, mais avec une grande sérénité, ce que nous avons fait depuis 2014, nous pouvons en être fiers ».

Mais l’éditorial politique ne serait pas complet sans projection. Le cap proposé s’articule autour de priorités claires :

  • Une ville sereine, avec un plan « ville apaisée », une présence renforcée sur le terrain et une tolérance zéro face aux incivilités.

  • Une ville qui investit sans augmenter les impôts, poursuivant un plan pluriannuel jugé responsable.

  • Une ville attractive, valorisant ses équipements, son lac, son canal, ses entrées de ville.

  • Une ville solidaire, attentive à la santé, au handicap, au rôle du CCAS.

  • Une ville éducative et culturelle, où l’école et l’accès à la culture demeurent des moteurs d’émancipation.

  • Une ville verte, engagée dans une écologie « concrète », du zéro phyto au réseau de chaleur décarboné.

  • Une ville de mémoire et de citoyenneté, fidèle à l’idéal républicain.

« Nous continuerons à investir. Ce programme n’est pas inspiré d’un modèle national. Il n’est pas dicté d’en haut. Il est né ici. Dans les rencontres, dans les discussions, dans les regards croisés. Il est à l’image de celles et ceux qui l’ont écrit : simples, engagés, sincères » revendique t-elle.

Au programme, la rénovation du gymnase Salengro, une piste athlétisme entièrement réhabilitée, la création d’un terrain synthétique, d’un camping, l’installation d’un centre d’examen poids lourds, la valorisation du lac du Plessis, la construction d’un crématorium dont les habitants et le territoire ont tellement besoin. « Oui, nous soignerons aussi nos entrées de ville, parce qu’une ville belle est une ville qui accueille mieux ».

C’est mettre en valeur le canal du Centre. « Le canal n’est pas un décor. C’est une infrastructure vivante, patrimoniale touristique, économique et paysagère. Il relie nos commerces, nos loisirs, le tourisme fluvial, l’événementiel, les mobilités douces. Il est la colonne vertébrale de Montceau ».

Ce que propose Montceau Passionnément n’est pas un catalogue de promesses irréalistes. « C’est la suite d’une trajectoire. C’est la poursuite d’une dynamique. C’est une promesse républicaine tenue qui appelle une promesse renouvelée. Cette promesse, elle passe par les preuves, elle passe aussi parfois sans doute par le pardon », stipule la candidate.

Le ton se durcit lorsqu’il s’agit d’évoquer les oppositions. « La critique permanente, dit-elle, n’a jamais construit une école ni sécurisé une rue, n’a jamais fait vivre un quartier ». Pourtant, loin de l’amertume, le discours se conclut sur une note personnelle et apaisée. Citant la chanson Pardonne de Zaz, Marie-Claude Jarrot affirme pouvoir pardonner pour elle-même, mais pas lorsqu’on attaque ses équipes et leur loyauté.

L’émotion affleure dans les derniers mots. « Je n’ai jamais fait tout cela pour moi », confie-t-elle. Ce qui dépasse la politique, ce soir-là, c’est la confiance et la fidélité d’une ville à ceux qui la servent. En citant Arthur Rubinstein, « Aimez la vie passionnément, elle vous le rendra » l’éditorial se transforme en profession de foi : aimer Montceau, passionnément, pour continuer à la faire grandir.

Au-delà des clivages, c’est bien l’idée d’un collectif uni, fier de son bilan et déterminé à poursuivre son œuvre, qui domine.

J.B.

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