Municipales 2026 – A Montceau, la haine du RN est sans limite, aucune limite

Fin 2025, l’entrée du quartier du Plessis a été réaménagée, le sol a été enrichi de lombrics. Le RN en a une autre vision. Une drôle d’espèce le RN !

Arnaud Sanvert et sa bande devant le kiosque de Montceau.

Ce samedi matin, sur le marché de Montceau-les-Mines, une ligne rouge a été franchie. Pas dans un bureau feutré, pas sur un réseau social anonyme, mais devant des habitants, devant des témoins.

Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines et candidate à sa succession, relate les faits dont elle a été directement victime sur la page Facebook de la liste Montceau Passionnément. Comme elle le fait par respect des usages républicains, elle salue la tête de liste du Rassemblement National présente sur le marché, lui serre la main ainsi qu’aux personnes qui l’accompagnent. Rien de plus normal. Rien de plus républicain.

C’est alors qu’un sympathisant RN l’interpelle : « Madame Jarrot, il faut arrêter les lombrics à Montceau ».

Pensant à une allusion maladroite mais encore acceptable aux lombrics introduits lors du réaménagement de l’entrée du quartier du Plessis dans certains massifs municipaux dans le cadre d’une gestion écologique des sols, elle répond calmement, expliquant leur utilité. La discussion aurait pu s’arrêter là. Elle ne fait, au contraire, que basculer dans l’abject.

Devant elle, devant témoins, en présence d’Arnaud Sanvert, de la tête de liste RN restée silencieuse, l’homme précise, « non mais Madame Jarrot, je vous parle des bougnoules ».

Ce mot. Cette insulte raciste d’une violence crue. Jetée là, sans filtre, sans honte. Et surtout sans la moindre réaction de désapprobation de la part du candidat RN présent à ses côtés.

Ce qui choque, ce n’est pas seulement la vulgarité raciste d’un individu. C’est l’absence totale de condamnation. Pas un mot. Pas un rappel à l’ordre. Pas un geste pour faire taire l’inacceptable. Ce silence n’est pas neutre. Il est lourd de sens. Il est une complaisance.

Comment peut-on prétendre vouloir diriger une ville, rassembler ses habitants, garantir la paix civile, quand on laisse passer publiquement des propos qui nient la dignité humaine ? Comment peut-on aspirer à des responsabilités municipales quand on tolère que des habitants soient ainsi réduits à des insultes racistes, assimilés à des nuisibles, exclus symboliquement de la communauté locale ?

Les mots « lombric » et « bougnoules », employés de cette manière, ne sont pas des dérapages anodins. Ils fracturent. Ils blessent. Ils humilient. Ils empoisonnent le vivre-ensemble et sapent les fondements mêmes du pacte républicain.

Montceau-les-Mines n’est pas une ville de rejet. C’est une ville populaire, diverse, solidaire, construite par des générations venues d’horizons multiples. La livrer à ceux qui banalisent ou tolèrent le racisme serait une trahison de son histoire et de ses habitants.

Montceau vaut mieux que la haine.
Montceau mérite le respect, la dignité et l’unité.

Face à un tel incident, se taire aurait été une faute. Le dénoncer est un devoir. Parce que la République ne se négocie pas. Parce que le racisme ne se relativise jamais. Et parce que le silence, face à l’ignoble, est déjà une forme de renoncement.

« Je ne pouvais pas me taire face à un incident aussi grave » mentionne Marie-Claude Jarrot.

J.B.

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