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L’annonce par le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône du redressement judiciaire du Nota Bene a surpris tout le monde à Montceau-les-Mines. « Mais comment est-ce possible ? »
L’hôtel-restaurant situé quai Jules-Chagot, établissement montcellien emblématique, est en cessation de paiements depuis le 31 décembre 2025, non pas parce que le Nota Bene a perdu de la clientèle, loin de là, mais à cause du PGE, ces prêts lancés en 2020 pour soulager la trésorerie des entreprises fortement impactées par la pandémie de Covid, des prêts garantis par l’État.
« Je n’ai pas honte de dire que les PGE ont essoufflé la trésorerie », avoue Alexandre Carlot, le gérant du Nota Bene, qui a repris le fonds de commerce le 1er janvier 2022. Car, avec le coût de l’inflation et la crise de l’énergie, rembourser le prêt garanti par l’État plombe aujourd’hui les entreprises et, si l’on ajoute « quelques petites erreurs de gestion », reconnaît Alexandre Carlot, « c’est très lourd à supporter », dit-il.
Le gérant se veut rassurant, même si la situation n’est pas forcément très réjouissante pour un chef d’entreprise. « Nous faisons entre 150 et 160 couverts par jour, l’hôtel fonctionne très bien, notre salle des fêtes également, mais depuis deux ans, nous devons rembourser le PGE et la trésorerie en pâtit ». Il ajoute : « J’ai préféré passer par le redressement judiciaire pour pérenniser l’entreprise ». Il rappelle aussi qu’en 2024 et 2025, « financièrement, nous avons réalisé d’excellents chiffres ».
Pour faire face, le gérant entend cependant réaliser des économies, indispensables pour poursuivre l’activité, sans toucher au personnel, « nous sommes 24 salariés dans la société », précise-t-il.
Il termine par cette note d’espoir, « je vous rassure, nous ne sommes pas au bord de la liquidation ».
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J.B.





