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La musique adoucit les mœurs, dit-on et l’on lui prête des vertus apaisantes. Celle distillée jeudi soir à l’Embarcadère de Montceau-les-Mines, lors des vœux adressés aux forces vives par madame le maire, aura sans doute suffi à installer les esprits dans une douce quiétude, propice à un week-end serein. Qu’on n’y voie aucune intention politique… ou presque, à moins de deux mois du premier tour des élections municipales.
Dans cette atmosphère feutrée, Marie-Claude Jarrot n’a pas fait vibrer des cordes ou soufflé dans un cuivre, elle a joué avec les mots. Trois prises de parole, ponctuées d’intermèdes musicaux, ont rythmé la soirée, portées par les jeunes talents du Tremplin, les musiciens et les danseuses du conservatoire, et l’harmonie municipale pour accompagner ensuite les invités salle Bourdelle.
L’exercice était délicat, droit de réserve oblige. Le maire l’a pourtant relevé en composant son propos comme une symphonie en trois mouvements. Nulle trace de Beethoven, de Mozart ou de Mahler, mais plutôt l’écho de La Moldau de Smetana, ce poème symphonique aux accents de mémoire et de devenir. Une œuvre capable de raconter une année, peut-être 2025, « ce moment où l’on suspend, pour quelques instants, le rythme du quotidien, où l’on contemple le chemin parcouru pour mieux comprendre ce qui nous a façonnés », glissait-elle en guise de prélude.
« Après douze années à partager ce rituel des vœux, permettez-moi un sourire, car le sourire est un signe de responsabilité morale envers autrui ». Douze années à tenter de rendre Montceau-les-Mines plus belle pour celles et ceux qui l’habitent aujourd’hui et ceux qui l’habiteront demain. Une aventure humaine faite de rencontres et d’engagements, de convictions partagées, parfois de doutes, souvent de courage. Antoine de Saint-Exupéry l’écrivait ainsi : « L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre ».
Plutôt qu’un discours fleuve, madame le maire a choisi de laisser parler les images, des voix, des visages, des gestes en mouvement. Trois films réalisés par Benjamin Fournier, trois regards posés sur Montceau-les-Mines.
Le premier donnait la parole à la jeunesse, ces jeunes qui ont osé, appris, grandi grâce au Tremplin 2025. « La jeunesse n’est jamais un problème à gérer, mais une promesse à accompagner », rappelait Marie-Claude Jarrot.
Un second film invitait à replonger dans l’année écoulée, révélant une ville en mouvement, qui avance sans jamais renoncer, même lorsque « cela demande de la patience et du temps ». Jean-Paul Sartre résonnait alors comme un écho : « L’important n’est pas ce qu’on a fait de nous, mais ce que nous faisons de ce qu’on a fait de nous ». Une phrase à laisser infuser.
Le troisième film empruntait les chemins du dynamisme économique du territoire, à la rencontre de celles et ceux qui entreprennent ici, qui affirment leur attachement à Montceau-les-Mines et placent leur confiance dans son avenir. Une terre née du charbon, qui continue de produire et de se réinventer, à l’heure des transitions nécessaires.
Ces trois récits ne formaient qu’une seule histoire, « celle d’un territoire vivant, solidaire et courageux », soulignait madame le maire, consciente qu’il reste encore bien des pages à écrire.
Avant de conclure sur une phrase simple, presque intime : « Montceau coule dans nos veines. Continuons à l’aimer ».
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J.B.
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