Montceau – Festival des lycéens : ils ont été incroyables pour les Restos du Coeur

Samedi soir, L’Embarcadère de Montceau-les-Mines s’est transformé en navire d’émotions, embarquant son public dans une traversée vibrante et généreuse. Après avoir fait escale à Autun puis au Creusot, le Festival des lycéens poursuit sa route, cap sur Chalon-sur-Saône, où s’achèvera, le 22 avril, cette odyssée solidaire.

Cette année, les jeunes artistes ont remonté le fil du temps jusqu’aux années 2000, réveillant une constellation de tubes qui flottent encore dans les mémoires. Sur scène, les voix se sont mêlées aux lumières, les corps ont épousé les rythmes d’une époque insouciante, et dans la salle comble, les regards brillaient d’un même éclat, celui d’un plaisir partagé, simple et lumineux.

Mais derrière la fête affleure une autre musique, plus profonde, celle de la solidarité. Car ici, chaque note, chaque applaudissement, chaque instant offert devient un geste. Tous les bénéfices de ces soirées viennent nourrir l’action des Restos du Cœur de Saône-et-Loire. Les chiffres, eux, racontent la fidélité de cet engagement : 25 000 € en 2022, 43 000 € l’an passé, rappelait Jean-Pierre Baudouin, président des Restos du Coeur en Saône-et-Loire. Autant de preuves que la jeunesse sait aussi tendre la main.

A Montceau-les-Mines, les lycéens de Parriat, les collégiens de Saint-Exupéry et de Copernic, ainsi que le collectif du Tremplin, ont fait bien plus que monter sur scène, ils ont offert une part d’eux-mêmes. Depuis des mois, ils répètent, cherchent, doutent parfois, pour finalement faire jaillir ce moment suspendu où tout prend sens. Le spectacle devient alors langage du cœur, message d’espoir lancé à ceux que la vie malmène. Ils ont été « incroyables ».

Et puis il y avait, en filigrane, une émotion plus intime. Pour Gilles Perret, président du Festival des lycéens 71, cette édition avait le goût d’un dernier salut. Une sortie en lumière, portée par la ferveur des jeunes et la chaleur du public.

Car au fond, ce festival ne se contente pas de divertir, il relie, il élève, il donne. Et comme l’écrivait Victor Hugo : « Vous voulez les misérables secourus, moi je veux la misère supprimée ».

J.B.

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