Sept élèves de terminale du lycée du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial, inscrits dans la filière métiers de la sécurité, ont effectué cette semaine un stage d’immersion de cinq jours au commissariat de police de Montceau-les-Mines. Une expérience inédite qui leur a permis de découvrir concrètement le quotidien des forces de l’ordre. « C’est une innovation sur le département », soulignait le commissaire de police Julien Rouaire, saluant cette initiative destinée à rapprocher les jeunes du terrain.
Conçu par le major Bouillot, ce stage avait pour objectif de faire découvrir aux lycéens les multiples facettes du métier de policier. « Nous leur faisons bénéficier de notre expérience », expliquait-il. Durant toute la semaine, les élèves ont alterné entre enseignements théoriques et mises en situation pratiques. Ils ont notamment abordé les bases du droit pénal, appris les règles de rédaction d’un procès-verbal et découvert les procédures qui encadrent l’action des policiers.
Mais l’immersion ne s’est pas limitée à la salle de cours. Les stagiaires ont également accompagné les motards de la brigade de Mâcon lors d’un contrôle routier, une occasion de se confronter aux réalités du terrain. Ils ont aussi participé à une simulation d’enquête criminelle autour du meurtre d’une femme dans une salle de sport. « Un homme a planté la victime », racontait un témoin dans cette reconstitution. Ce témoignage a permis d’orienter l’enquête et d’identifier le suspect.
Divisés en deux groupes, les lycéens se sont ensuite rendus, tour à tour, au domicile du meurtrier présumé afin de procéder à son interpellation. L’homme, considéré comme dangereux, devait être neutralisé rapidement. « Vous savez, sortir son arme dans cette situation n’est pas une faute pour se mettre en sécurité », expliquait Laurent Bao, officier de police judiciaire, en encadrant l’exercice.
Au cours de cette intervention simulée, les élèves ont appris les gestes essentiels d’une interpellation : ne pas montrer sa peur, faire preuve d’autorité, hausser la voix, menotter un individu ou encore effectuer une palpation de sécurité efficace. Lors de l’exercice, le suspect avait d’ailleurs dissimulé un couteau dans son dos, preuve que chaque détail peut être déterminant dans ce type de situation.
Pour les stagiaires, cette semaine a surtout permis de mesurer la complexité du métier. « On se rend compte de ce que nous avons le droit de faire ou pas », confiait l’un d’eux. Au-delà des procédures, l’esprit d’équipe reste essentiel. « L’important, c’est le travail d’équipe, l’état d’esprit qui n’est pas écrit dans les textes. Il faut faire preuve de réaction, de réactivité et de discernement », insistait Laurent Bao.
Ces lycéens de terminale se destinent tous aux métiers de la sécurité, même si leur avenir ne se situe pas forcément dans la police. Pour les encadrants du stage, cette immersion représente néanmoins une opportunité. « Pour nous, c’est une chance qu’ils puissent se découvrir une vocation de policier », espérait le major Bouillot.
![]()
J.B.
![]()




















