Montceau – Du rêve à l’écran : le Ciné Caméra Club en action

Le cinéma a le don, autant que possible, de faire rêver. Casimir Kielbasa, président du Ciné Caméra Club de Montceau, a fait un rêve. Prémonitoire ? Il faut l’espérer.
« J’ai rêvé qu’un jeune réalisateur était primé dans un festival de renommée mondiale et qu’il citait, dans ses remerciements, le Ciné Caméra Club de Montceau ».

Ne rigolez pas. Le jour où un jeune lycéen de Parriat, venu parfaire sa technique au sein de l’association rue de la Fontaine, sera récompensé, c’est tout Montceau qui sera mis à l’honneur. C’est quand même beau de rêver.

En attendant, et de manière plus pragmatique, Casimir et ses camarades du CCCM _ ils sont 55 _ distillent du rêve tout au long de l’année, comme l’a démontré la 63ᵉ assemblée générale.

Bien installé dans ses nouveaux locaux, même s’il reste encore des travaux de sécurité à finaliser, le CCCM est l’image même d’une association qui partage sa passion et tient absolument à la transmettre à la jeune génération. D’où, notamment, le partenariat avec le lycée Parriat et son option cinéma.

Autant on peut regarder un film seul, autant on a besoin d’une équipe conséquente pour en réaliser un.
« L’art du cinéma est un art collectif », rappelle à juste titre Casimir Kielbasa. Sans compter qu’aujourd’hui, au Ciné Caméra Club, on se forme aux nouvelles techniques, de la prise de vue au son, en passant par les effets spéciaux _ non, non, Avatar ne sort pas des studios de la rue de la Fontaine… pas encore, à moins qu’un jeune, un jour, dans un rêve… _ « pour rester accroché au wagon », dit subtilement le président.

Tout au long de l’année, les cinéastes montcelliens tournent des films, de leur propre initiative ou sur commande.
« Vous avez pensé au passage du Tour de France à Montceau le 16 juillet prochain ? », suggère Marie-Claude Jarrot.
« Nous mettrons le projet en route. Nous sommes capables de mobiliser une vingtaine de personnes, comme pour la commémoration de la Libération de Montceau en 2024 », souligne Casimir Kielbasa.

Madame le maire avait également une « commande » particulière au sujet de la Bourbince qui s’ensable.
« Je n’arrive pas à faire bouger les lignes. Alors, s’il vous plaît, faites un reportage sur ce qu’était la Bourbince et sur ce qu’elle est devenue. Entre le syndicat Arroux-Bourbince et VNF, chacun se renvoie la balle ».

Souvent, des prestataires extérieurs font appel au savoir-faire du CCCM. Ce fut le cas de l’AFPA de Montceau.
« Nous avons réalisé un film sur la formation. Il a été monté et livré, mais nous n’avons pas été payés », annonce le président. « L’AFPA n’a plus d’argent, nous a-t-on répondu ».
La somme en jeu est de 250 €.

C’est toujours 250 € en moins dans un budget annuel de 18 000 €.

Il en faut toutefois davantage pour ébranler la quintessence de l’association et ses nombreux projets pour 2026 : la captation du concert de la Ligue contre le cancer le 1ᵉʳ février, le tournage du festival OMB en mai, la réalisation d’un film sur les ouvrages du canal du Centre en partenariat avec VNF, la préparation de la journée portes ouvertes au printemps, l’accueil des élèves du lycée Parriat, ainsi que la captation des images du passage du Tour de France en juillet.

Si France 2 a besoin d’un coup de main, elle sait où frapper.

J.B.

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