Tel père, telle fille. A l’Embarcadère de Montceau-les-Mines, sont proposées deux expositions, d’un côté Salvatore, de l’autre Elsa. Deux peintre pour un nom, Gurrieri.
Salvatore Gurrieri est né à Syracuse où il suffit de se pencher pour trouver l’inspiration tant cette île rescelle des architectures artistiques. « Très doué pour le dessin, à 18 ans il part étudier aux Beaux arts à Florence et travaille comme copiste dans un atelier où il va acquérir les techniques des maîtres anciens » évoquait Jocelyne Buchalik, conseillère municipale, déléguée au patrimoine culturel.
Mais c’est en France, quand il quitte l’Italie en 1972, que son art sera encensé par la critique. En 1996, la ville de Lyon lui consacre une grande rétrospective. Il s’installera ensuite dans le Clunysois, continuera à créer et quittera ce monde en 2003.
Salvatore Gurrieri, peintre italien contemporain, est reconnu pour son approche sensible et poétique de l’art. Sa peinture, souvent caractérisée par une exploration intime de l’espace et des formes, s’inspire de la nature et des paysages qui l’entourent. Ses œuvres, imprégnées d’une douceur mélancolique, offrent un dialogue entre la lumière et l’ombre, créant ainsi une atmosphère contemplative qui invite le spectateur à se perdre dans la richesse des textures et des couleurs. Il joue avec des abstractions subtiles, où chaque coup de pinceau semble rendre hommage à la beauté simple et complexe de la vie.
« Son oeuvre surprend et décontenance, elle amène à l’apaisement, à la recherche du point d’équilibre entre la spiritualité et l’intelligence » s’exprimait son épouse.
J.B.
Exposition Salvatore et Elsa Gurrieri à l’Embarcadère de Montceau-les-Mines jusqu’au 24 mai 2025 (03 85 67 78 10).