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À la suite de l’article paru dans l’Informateur de Bourgogne, relatif au projet de crématorium sur la zone du Pré Long, notre collectif souhaite exercer son droit de réponse afin de rétablir le sens de sa démarche et de corriger certaines interprétations.
Tout d’abord, nous tenons à réaffirmer clairement que notre collectif n’est pas opposé à la création d’un crématorium à Montceau-les-Mines. Nous ne contestons ni le besoin d’un tel équipement à l’ouest du département, ni son intérêt général, d’ailleurs reconnu par le commissaire enquêteur.
Notre mobilisation n’a jamais eu pour objectif de bloquer le projet, mais d’alerter sur des principes fondamentaux qui dépassent largement notre seule situation locale et qui concernent l’ensemble des citoyens.
Contrairement à ce que pourrait laisser entendre votre article, notre action ne procède ni d’une posture idéologique, ni d’un désintérêt pour l’intérêt général. Elle repose sur trois interrogations majeures :
1. L’absence de véritable concertation en amont
Un projet de cette nature, touchant directement au cadre de vie, à l’environnement et à la santé publique, aurait mérité un travail de concertation préalable avec les riverains. Se limiter au strict cadre légal de l’enquête publique ne suffit pas à créer de la compréhension ni de l’adhésion. Le commissaire enquêteur lui-même souligne que l’absence d’étude d’impact environnemental a nui à l’acceptation du projet.
2. Le refus d’intégrer une distance minimale alors que l’espace le permet
Il est établi que la zone du Pré Long dispose de surfaces largement suffisantes pour implanter le bâtiment plus à distance des habitations. Le fait que la loi n’impose pas de recul minimal ne signifie pas qu’il soit pertinent d’implanter un équipement de ce type à une cinquantaine de mètres de logements, lorsque des alternatives existent pour éviter toute nuisance potentielle et tout conflit d’usage.
3. Le choix de se retrancher derrière les carences de la loi
Dans une commune à taille humaine comme Montceau-les-Mines, où les décideurs disposent d’une réelle marge de manœuvre, pourquoi ne pas aller au-delà du minimum réglementaire ? Pourquoi ne pas informer, expliquer et solliciter l’avis des habitants en amont, au lieu de s’abriter derrière les insuffisances de la réglementation ?
Nous rappelons que 115 personnes se sont exprimées défavorablement, contre quatre favorables et près de 2000 personnes se sont intéressées à cette enquête publique. Cette réalité ne peut être réduite à l’action d’un groupe isolé ou à des considérations personnelles. Les insinuations relatives à la vente d’un bien immobilier ou à la disparition de publications sur les réseaux sociaux n’apportent rien au fond du débat et ne remettent en aucun cas en cause la légitimité des interrogations collectives portées durant l’enquête publique.
Notre démarche s’inscrit dans une volonté de responsabilité citoyenne : demander que les projets d’intérêt général intègrent pleinement les enjeux de concertation, de précaution et de qualité du cadre de vie.
Nous ne demandons pas l’abandon du projet.
Nous demandons qu’il soit mieux concerté, mieux expliqué et mieux implanté, dans l’intérêt de tous.
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Membres du collectif signataires de ce courrier:
Sylvie AIUVALASIT, Patrice BADET, Christian BINON, Solange CAPBER, Florian DEBROAS, Jérôme DURAND, Serge et Marie-Françoise FUET, R&JC GOUTAUDIER, Claude MARTINEZ, Michelle MULLER, Natacha RIECK. habitants de la rue de Chez l’ECUYER et de la rue Darcy.





