Montceau – Aux puces populaires, le froid mord, la convivialité résiste

On nous avait prévenus, dimanche, pour aller aux puces populaires, il fallait se couvrir. La fine pellicule de glace figée sur le pare-brise en donnait déjà la preuve silencieuse. Dans ces conditions, nul suspense, trouver une place sur les parkings du centre-ville de Montceau-les-Mines ne relevait pas de l’exploit.

Peu de visiteurs, très peu d’exposants aussi.

À 5h30, l’heure à laquelle José les accueille, le thermomètre affiche moins 9 degrés. Le ciel est couvert ici, alors qu’à quelques kilomètres seulement, le soleil a déjà percé. « Je vais rester cet après-midi, peut-être qu’il fera 14 degrés », plaisante un exposant, comme pour conjurer le froid.

Sur l’immense parking, juste devant la Bouquinerie, le décor évoque presque une banquise. Une dizaine d’exposants ont bravé le gel. « Il faut bien s’habiller, mais ce n’est pas grave. J’aime venir ici, l’ambiance est sympa, et José aussi », confie une brocanteuse venue de Saint-Marcel. Malgré une température largement sous zéro, elle garde le sourire. Elle n’est pas venue pour rien, elle a vendu.

Juste en face, emmitouflé dans sa parka, un autre exposant souligne que la convivialité réchauffe davantage que les couches de vêtements. « Ça fait du bien d’être là. On discute entre nous, les clients sont agréables ».

José, lui, est dans sa Bouquinerie. Il se doutait bien que les puces n’allaient pas provoquer d’embouteillage à Montceau-les-Mines. « Ce n’est pas grave, on attaque une nouvelle année, c’est reparti ! » sourit-il. Deux jours plus tôt, il avait reçu l’appel de Nancéens, finalement, ils ne sont pas venus.

Les clients passent, repartent avec quelques CD, des DVD ou des livres. Ici, les prix défient toute concurrence et chacun y trouve son bonheur. Dehors, le froid s’accroche encore, il fait moins 5 degrés. Mais à l’intérieur, comme sur le parking, l’essentiel est ailleurs.

J.B.

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