Montceau – Association de sauvegarde du lavoir des Chavannes, un président sous tension

Électricité, compteurs et tensions, l’assemblée générale de l’association de sauvegarde du Lavoir des Chavannes s’est déroulée sous haute intensité.

Rien ne laissait présager qu’une simple assemblée générale prendrait des allures d’enquête à rebondissements.

Au départ, le programme semblait clair, l’association de sauvegarde du lavoir des Chavannes devait pourvoir deux postes vacants, ceux de secrétaire et de trésorier. Deux fonctions essentielles dont l’association est actuellement dépourvue.

Mais très vite, le véritable sujet s’est imposé.

Le président, Jean-François Gagne, a évoqué une demande adressée à la mairie de Montceau-les-Mines, une subvention exceptionnelle de 3 636 € destinée à régler une facture d’électricité.

C’est alors que Caroline Iannuzzi-Gagne a présenté le rapport financier à l’assemblée. Et là, comme un court-circuit dans la salle, cette fameuse facture de 3 636 € s’affichait noir sur blanc.

Les finances de l’association ne sont pas en péril, assure-t-on. Mais l’interrogation est générale, comment une telle somme peut-elle être due alors que les locaux _ situés à l’entrée du lavoir et servant de siège _ ne disposent d’aucun chauffage ? « C’est plus de 4 000 € pour l’éclairage de notre local, deux réfrigérateurs et deux jours de sonorisation lors des Journées européennes du patrimoine », détaille le président. C’est effectivement un problème.

Daniel Daubard, adhérent mais dissident et ancien secrétaire de l’association, lâche alors une information troublante. « Il y a deux compteurs Linky à la même adresse et un seul point de facturation ». Avant d’ajouter, comme pour épaissir le dossier, « nous avons perdu 150 adhérents ».

Erreur de facturation ? Mauvaise répartition des consommations ? Mystère.

Jean-François Gagne précise que l’association a contacté EDF et que, depuis, la facture mensuelle s’élève à 30 €. Il espère toujours l’obtention de la subvention exceptionnelle. Mais la réponse municipale est claire, « nous ne versons pas une subvention exceptionnelle pour payer l’électricité, mais pour financer un projet », tranche madame le maire.

Une autre question surgit alors dans l’assemblée, « qui est l’autre locataire des lieux ? » Si deux compteurs existent, quelqu’un consomme.

La réponse ne tarde pas. Il s’agirait de MB Services Fluvial, société qui entretient et répare des bateaux au pied du lavoir. « Je vais aller voir le responsable de la société », indique Marie-Claude Jarrot.

L’assemblée aurait pu s’arrêter là. Mais d’autres dépenses alimentent le débat, notamment 302,68 € de frais postaux. « Désormais, toute communication sera faite par mail », promet le président.

La tension monte encore d’un cran au moment d’élire le secrétaire et le trésorier. « Nous avons deux candidats », tente d’expliquer Caroline Iannuzzi-Gagne, qui assure provisoirement les deux fonctions.

Elle se propose au poste de trésorière. Celui de secrétaire reviendrait à Clarisse Rakoute… absente de l’assemblée. Dans la confusion, impossible de procéder à un vote clair à main levée. Une opposition se fait entendre, Daniel Daubard est contre.

« Il y a plein d’anomalies dans les comptes », affirme-t-il.

Le président reconnaît des imperfections. « Nous nous améliorons dans la tenue des comptes. La traçabilité est présente, mais elle n’est pas fluide ».

L’affaire est loin d’être close.

Le conseil d’administration se réunira le samedi 28 février à 14 h. Peut-être, cette fois, les compteurs seront-ils enfin remis à zéro.

J.B.

Il sera aussi question de l’avenir du lavoir des Chavannes. Lire par ailleurs.

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