Après le macrono-lepénisme, place au social-macronisme !
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Et de 31 !
L’agonie de notre Ve République s’éternise avec le dernier passage en force par 49.3 d’un énième budget toujours aussi illégitime, austéritaire et impopulaire (73% des Français contre).
Voici donc les effets du nouveau budget « de responsabilité » social-macroniste :
- Une contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, qui devait rapporter 2 milliards d’euros, et qui au final rapportera 5 fois moins car ne s’attaquant pas à l’évasion fiscale ;
- La taxe sur les GAFAM abandonnée suite aux pressions états-uniennes ;
- 35 milliards d’euros de coupe dans les services publics et les collectivités. Cela représente 650 euros par citoyen en taxes indirectes, en renoncements, en services dégradés ;
- Le démantèlement méthodique des services publics, avec notamment la suppression de plus de 4000 postes d’enseignants, 3000 d’animateurs, 515 à France Travail, et 2 milliards d’euros aux collectivités ;
- Le sabotage de la transition écologique, avec des coupes de 700 millions d’euros pour ma prime Rénov’, de 300 millions d’euros sur le fond vert, qui avait déjà été divisé par deux dans le budget précédent ;
- L’abandon des territoires les plus fragiles, avec 1,5 milliard d’euros de coupes pour les Outre-mer et une baisse de 3% du budget pour l’agriculture par rapport à 2025 ;
- Une violence sociale ciblée contre les plus précaires, avec la suppression de la prime de Noël pour les allocataires sans enfants, le gel de l’aide médicale d’Etat, la non-revalorisation de l’AAH au niveau de l’inflation ;
- Une attaque organisée contre le logement social, avec la hausse des loyers HLM pour 42.000 ménages de 30 à 60 euros par mois.
Une énième illustration de la guerre sociale menée par la macronie, et qui n’infléchira pas cette récente statistique : Désormais dans notre pays, 58 personnes possèdent plus que 32 millions de personnes !
La justice fiscale et sociale est une urgence démocratique.
Unique moyen de s’exprimer contre un gouvernement en cas de 49.3, les groupes d’opposition LFI, Ecologiste, et PCF ont donc répondu présents et voté unis contre la macronie et le PS. Ce dernier, totalement isolé à gauche, aura donc sauvé – pour la onzième fois – le gouvernement.
A noter qu’absolument aucune des 20 mesures du contre-budget présentées par les socialistes en septembre dernier n’aura été reprise dans le budget Macron-Lecornu, ni sur les classes populaires, ni sur le plan vert, ni sur la mise à contribution des grandes fortunes… Une certaine idée du « compromis ».
A quelques semaines des municipales, le gouvernement et ses soutiens organisent donc l’impuissance des mairies (y compris des mairies socialistes) avec un budget orienté vers un appauvrissement général, au moment même où la pauvreté en France atteint un niveau jamais vu : La France, 7e puissance économique au monde, compte aujourd’hui plus de 10 millions de pauvres.
Le social-macronisme c’est également le programme du Rassemblement National contre les étrangers, avec la suppression des APL pour les étudiants étrangers extra-communautaires, ou encore l’augmentation de 100 euros pour les titres de séjour.
Rappelons que le combat contre l’extrême droite, ce n’est pas un slogan le temps d’une campagne législative ou pour une soi-disant primaire de la gauche. C’est une bataille permanente et ça commence par ne céder aucun centimètre quand le gouvernement reprend des mesures du programme du Rassemblement et du Front National (avec l’application ici pour les APL de la « préférence nationale »). D’autant plus au moment où nous parviennent les images choquantes de la police de l’immigration de Trump aux États-Unis, où chacun peut mesurer ce que fait un gouvernement qui synthétise le libéralisme et l’extrême droite, il est indispensable de s’opposer en défendant la rupture avec le système néolibéral.
Si les électrices et les électeurs ont d’ailleurs majoritairement voté pour les candidates et les candidats du Nouveau Front populaire (NFP) en juin 2024, ce n’était pas pour qu’on jette son programme de rupture à la poubelle aussitôt élu, mais pour qu’on le porte pour les semaines, les mois et les années à venir. Quand il confirme son soutien, sans participation, au gouvernement, le PS tourne le dos à ses engagements et n’a donc plus rien à voir avec le programme du NFP. De fait, l’élection municipale à venir prend un autre sens politique.
Aux camarades n’ayant pas renié le NFP nous interrogeons : Comment pouvez-vous faire le choix de vous allier avec de telles girouettes, qui changent de position à chaque nouveau chantage du gouvernement ? Comme nous, vous n’avez pas honte de toutes ces « lignes rouges » décrétées et aussitôt enjambées les unes après les autres sans conviction (un 1er ministre issu du NFP, un 1er ministre de gauche, une abrogation de la réforme des retraites, une taxe Zucman, une toute petite taxe Zucman « light » svp, pas de 49.3, etc.) ? Il en va de la confiance accordée à la parole publique.
Des représentants, militants, élus écologistes ont récemment exprimé leur désaccord avec la ligne qui consiste à « dissoudre de nouveau l’écologie dans la social-démocratie ». Et de revendiquer au contraire l’écologie de rupture, avec une fidélité au programme, à la stratégie et au périmètre politique du Nouveau Front Populaire. Dans ce contexte nous saluons les alliances qui sont en train de se nouer entre insoumis et écologistes dans de grandes villes (Paris, Marseille, Avignon, Montpellier, Toulouse, Vaulx-en-Velin, Nantes, Reims, Metz…) et celles où nos forces sont déjà jointes (Dunkerque, Calais, Limoges, Perpignan…). Aussi, nous ne pouvons croire que les écologistes creusotins puissent être indifférents à la venue annoncée de Bernard Cazeneuve pour soutenir le maire sortant. Qui peut oublier que c’est cette personne qui était en charge du maintien de l’ordre quand a été tué le militant écologiste Rémi Fraisse, luttant contre le projet de barrage à Sivens ? Et parmi tous ceux attachés comme nous au respect du vivant, qui peut se satisfaire d’alliances aussi contre-nature entre écologistes et notables socialistes locaux partisans de tels projets écocidaires, tout comme celui délirant de l’A69 ?
Nous saurions faire mieux ensemble.
A l’heure notamment où nos votes communs permettent d’arracher des victoires comme sur le blocage de l’accord de libre-échange UE-Mercorsur, via la saisine de la Cour de Justice européenne à l’initiative de Manon Aubry et du groupe insoumis, ayant voté à 100% pour (note : Pour la bonne information de tous, cher Creusot-infos, il serait appréciable que cela soit précisé pour vos lecteurs. Surtout quand est systématiquement mis en avant le député macroniste J.Decerle sur cette question, alors que son groupe n’a seulement voté qu’à 34% pour ce blocage. 24% pour la droite et… 28% pour le groupe socialiste…).
Aux communistes du Creusot, nous aimerions relayer la récente prise de parole du président de leur groupe à l’Assemblée nationale, Stéphane Peu, que nous saluons. Celui-ci indiquant justement que cela fait 9 ans que députés communistes et insoumis combattent ensemble la politique d’E.Macron à l’Assemblée Nationale. Que depuis 2017, 98% des votes sont communs entre les deux groupes. Et d’appuyer quant à une union entre nos forces :
« Les communistes qui, comme dans beaucoup d’autres endroits en France, font le choix de s’unir (…) avec la France insoumise (…), ils font le bon choix, parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives à proposer au pays dans la période dans laquelle nous sommes (…) Il n’y a pas d’autres choix raisonnables que de proposer une véritable rupture avec ces politiques.
Comment imaginer ? Quel serait la sincérité d’une parole, ou d’un acte politique, qui consiste à lutter ensemble à l’Assemblée Nationale et à nous diviser ensuite dans les élections locales ? Ce n’est pas sincère, ce n’est pas raisonnable. »
Et d’achever par cette vérité : « Ne soyons pas dupes, ceux qui, dans les médias et la classe politique, veulent ostraciser la France insoumise (…) leur objectif final c’est de diaboliser la France insoumise pour mieux banaliser le Rassemblement National ! »
Que ce soit au niveau local, comme national, il est certain que nous saurions faire mieux ensemble.
A l’aube d’échéances électorales importantes en 2026 et 2027, le changement d’alliance du PS aura au moins permis de clarifier l’offre politique dans le pays : Il y a le bloc libéral, l’extrême droite et le bloc populaire, social, progressiste, écologiste, de celles et ceux qui tiennent la ligne de la rupture nationalement et localement.
Et tôt ou tard, nous y arriverons.
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Le groupe d’action de la France insoumise du Pilon
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