Les 190 ans de Schneider – A quand le retour de l’entreprise au Creusot, là où tout a commencé ?

« Il vous a fait un appel du pied ». Le ministre délégué chargé de l’Industrie  à l’ouïe fine et a bien compris le message de David Marti, président de la CUCM et maire du Creusot qui s’adressait, lundi après-midi, au Pavillon de l’Industrie au château de la Verrerie, au président de Schneider Electic, Aymeric Renaud.

A quand justement le retour de Schneider sur ses terres natales ? Le Creusot y est prêt.

C’est dans le cadre des 190 ans du nom emblématique Schneider que le président de la Communauté urbaine Creusot Montceau, David Marti, s’est permis d’envoyer ce message de sympathie qui n’aura échappé à personne.

Auparavant, David Marti a retracé l’évolution du Creusot, depuis le hameau du « Crosot » rattaché à la baronnie de Montcenis, devenu site industriel stratégique au XVIIIe siècle avec la fonderie royale puis la manufacture des cristaux de la Reine, avant d’être érigé en commune en 1790.

C’est en 1836 que les frères Schneider choisissent de s’y implanter. Un choix fondé non seulement sur des considérations économiques, mais sur la conviction qu’un territoire, ses compétences et sa capacité d’innovation, constituent un socle durable pour l’industrie. Cette implantation a profondément façonné l’identité, la culture industrielle et le développement du Creusot.

« Aujourd’hui, cette histoire éclaire le présent » a poursuivi David Marti. La Communauté urbaine Creusot Montceau demeure un territoire industriel actif, engagé dans les grandes transformations contemporaines, forte dans les domaines de la transition énergétique, décarbonation, mobilités, souveraineté industrielle nationale et européenne. Les orientations nationales récentes en matière d’énergie, notamment autour de l’électricité décarbonée et du nucléaire, « trouvent ici une résonance concrète ».

Il a insisté sur la force du tissu local avec ses entreprises, ses salariés, ses ingénieurs, chercheurs, formateurs, acteurs associatifs et de l’économie sociale et solidaire qui contribuent collectivement au dynamisme et à l’attractivité du territoire.

Dans ce contexte, il a affirmé avec clarté la vocation industrielle du Creusot et sa capacité à accompagner de nouveaux projets structurants.

Et c’est là le message central de son intervention. « Parce que l’histoire industrielle de Schneider a commencé ici en 1836, le Creusot se tient prêt à accueillir, le moment venu, le retour et les futurs développements de Schneider Electric sur son territoire ».

Il ne s’agit pas de nostalgie, mais d’une projection stratégique, où sont réunis des compétences reconnues, des infrastructures adaptées, écosystème partenarial structuré, lieux d’innovation comme le Hub&Go _ que le ministre a visité ensuite _… tout est là pour écrire une nouvelle page industrielle.

En conclusion, le président de la CUCM a invité les participants à se projeter vers l’avenir, donnant rendez-vous dans dix ans pour célébrer les 200 ans de l’épopée industrielle Schneider, avec l’espoir qu’une nouvelle étape se sera écrite au Creusot, là où tout a commencé.

Si Schneider a fait le métal, les locomotives, « l’entreprise est passée aujourd’hui à l’âge du numérique et cette nouvelle révolution qu’est l’intelligence artificielle » indiquait Aymeric Renaud. Sujet sur lequel le ministre de l’Industrie lui a emboité le pas martelant au passage que « nous devons assumer notre indépendance énergétique alors « que nous importons 70 milliards d’euros. C’est trop ». De poursuivre, « je sais que Schneider va répondre parfaitement aux défis, elle continue ses investissements en France » et que Schneider Electric fasse la fierté de l’industrie française.

Adolphe et Eugène Schneider aimeraient, à n’en point douter, que leur nom, quand bien même est il gravé dans le métal au Creusot, renaisse ici même et fête ses 200 ans. Quel bel anniversaire ce serait.

J.B.

Avant sa venue au Creusot, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a visité le site de Schneider Electric à Mâcon pour confirmer les futurs investissements de l’entreprise puis celui situé à Champforgeuil et se rendre à « Schneider-ville » pour lancer les 190 ans de l’entreprise dans sa ville historique puis visiter Hub & Go, technopôle qui favorise la collaboration et l’apprentissage mutuel entre startups, industriels, chercheurs et étudiants.

 

 

 

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