Le Creusot – Vitaris : veiller sur 250 000 Français et rompre la solitude

Au Creusot, la zone d’activités d’Harfleur ne rime pas seulement avec industrie lourde. Elle accueille également un acteur majeur du secteur médico-social : Vitaris, entreprise spécialisée dans la téléassistance, installée sur le territoire depuis 1988.

En recevant la visite du président de la Communauté urbaine Creusot Montceau, David Marti, l’entreprise a rappelé son ancrage local et son rayonnement national. « Vous voyez, au Creusot, on ne parle pas que d’industrie mais aussi de Vitaris » interpelle le président. « Nous sommes le numéro 1 français dans la téléconsultation », complète  Alain Monteux, président de l’entreprise.

Sur le site creusotin, 270 collaborateurs œuvrent chaque jour pour assurer la sécurité et le bien-être des bénéficiaires. Le Creusot constitue l’un des piliers de l’entreprise, qui compte une vingtaine d’agences réparties sur l’ensemble du territoire français.

« Notre société, qui compte une vingtaine d’agences en France, veille sur 250 000 bénéficiaires. En Saône-et-Loire, ils sont 5 000 abonnés à Vitaris », précise  Alain Monteux. « Nous devrions ouvrir entre trois et cinq agences supplémentaires en 2026 ».

Depuis la plateforme creusotine, les équipes répondent aux appels entrants, rassurent, orientent et déclenchent si nécessaire des interventions. Des techniciens interviennent également directement au domicile des abonnés pour installer les équipements de téléassistance.

Chaque année, Vitaris traite environ 3,5 millions d’appels. Mais l’activité ne se limite pas aux urgences, « nous en appelons un million pour rompre la solitude », explique le président.

Sur l’ensemble des sollicitations, environ 10 % correspondent à de véritables situations d’urgence, chute, malaise, besoin d’assistance immédiate. Les 90 % restants concernent principalement des appels d’écoute et d’accompagnement. « C’est une erreur, j’ai appuyé par inadvertance sur le bouton » raconte les personnes qui ont surtout besoin de parler.

Un rôle social essentiel à l’heure où le maintien à domicile s’impose comme une priorité. « Nous vivons de plus en plus longtemps chez nous avant d’entrer dans un établissement médicalisé. 95 % des personnes veulent vivre chez elles », souligne le directeur général.

Dans un secteur en plein essor, Vitaris attribue son développement à l’exigence de qualité.

L’abonnement mensuel débute à partir de 25 euros et ouvre droit à un crédit d’impôt, rendant le service accessible à un large public.

Avec son ancrage historique au Creusot, son rayonnement national et son engagement auprès des personnes fragiles, Vitaris illustre une autre facette du dynamisme économique local, celle d’un territoire qui conjugue industrie et innovation sociale au service du bien vieillir à domicile.

J.B.

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