Génelard – La pâtisserie en grand, l’esprit en finesse, Les Délices de Janice promises au monde

Ils fabriquent des pâtisseries surgelées, c’est la spécialité des Délices de Janice à Génelard qui fait partie du groupe alimentaire Saint-Aubin. Le directeur du site génelardais ambitionne d’agrandir l’unité de production  _ un projet entre 10 à 15 M € _ qui nécessite l’achat d’un terrain de l’OPAC contigu à l’entreprise. D’où la venue de David Marti, président de la CUCM. La collectivité est prête à accompagner le dirigeant dans ses démarches.   

A l’abri des regards, sur la route de Martigny-le-Comte à Génelard, l’usine se fait discrète, peut-être pour éloigner les gourmands. Une retenue trompeuse, car derrière une épaisse haie, à l’intérieur du bâtiment, s’active une imposante pâtisserie où chaque jour, prennent forme des pâtisseries surgelées. Elles empruntent ensuite mille chemins pour parvenir aussi bien chez les boulangers-pâtissiers que dans les allées des grandes surfaces, Auchan, Leclerc, Intermarché, Super U ou encore Picard.

Une quarantaine de femmes et d’hommes y travaillent, chacun à sa place, des pâtissiers aux gestes précis, opérateurs d’emballage, spécialistes de la qualité, techniciens de maintenance. Une mécanique humaine bien huilée, au service du goût.

Chez votre pâtissier-boulanger comme dans les rayons des supermarchés, rien n’indique l’origine de ces produits. Les Délices de Janice œuvrent dans l’ombre. « Nous intervenons comme un équipementier », résume Jean-François Torrelle, directeur du site.

L’entreprise fonctionne à la manière d’un catalogue de mode. Chaque année, une nouvelle collection est présentée. « Nous proposons nos produits à nos clients qui eux-mêmes peuvent faire une commande spéciale », explique Éric Potherat, responsable recherche et pâtissier de formation. « Quatre cent cinquante références, prêtes à être commandées ».

Bien ancrées sur le marché français, « nous vendons à tout le monde », glisse le directeur, Les Délices de Janice, entité du groupe Saint-Aubin aux côtés de Chapuis Traiteur frais et Chapuis Traiteur surgelé, ont également franchi les frontières. Belgique, Suisse, Espagne… et plus loin encore. « Une marque américaine nous a approchés et le Japon se montre très sensible à la pâtisserie française », confie Jean-François Torrelle à David Marti, président de la communauté urbaine Creusot Montceau.

L’unité génelardaise affiche, pour l’année 2025, un chiffre d’affaires de 14 millions d’euros _ 7,5 millions pour Chapuis Traiteur surgelé, 6,5 millions pour Chapuis Traiteur frais _ et une croissance de 8 %. L’appétit reste intact. « Nous visons désormais une croissance à deux chiffres », annonce le directeur. Le projet est ambitieux, agrandir le site de 5 000 m², en complément des 4 000 m² existants.

Dans cette perspective, l’entreprise porte son regard sur un terrain voisin, propriété de l’OPAC, occupé par un petit immeuble aujourd’hui inoccupé. Autant sur la route de Martigny-le-Comte sait mener à de belles réussites pâtissières, autant l’acquisition foncière s’avère plus complexe qu’une recette de crème au beurre. « Nous n’avons pas encore engagé de discussions avec l’OPAC », reconnaît Jean-François Torrelle. « Nous sommes là pour vous accompagner », répond David Marti. « Nous allons nous en saisir ».

Le projet d’extension représente un investissement estimé entre 10 et 15 millions d’euros, avec un horizon de deux à trois ans. Le dirigeant l’assume, gourmand de développement et d’horizons nouveaux. « Paul est présent dans 180 pays. Partout où Paul est implanté, nous pouvons l’être aussi ». Une ambition à la mesure d’un appétit sans frontières.

A plus court terme, une nouvelle ligne de cuisson verra le jour d’ici le mois d’avril.

A Génelard, dans ce vaste laboratoire qui abrita autrefois les ateliers de confection Lafont, la pâtisserie demeure « plus artisanale qu’industrielle ». Le slogan des Délices de Janice en dit long : Du beau, du bon et du bien fait.

Jean-François Torrelle prolonge l’image, ajoutant une couche supplémentaire, croustillante à souhait et nappée d’une crème anglaise. « Nous utilisons les mêmes ingrédients qu’à la maison, mais en grandes quantités. Nous sommes sur un marché du plaisir, où l’on se fait plaisir et où l’on fait plaisir aux consommateurs », le tout dans des conditions d’hygiène irréprochables. « Ici, tout est analysé ».

A l’approche de Noël, lorsque la production s’emballe, Les Délices de Janice ont ainsi déroulé près de 40 kilomètres de bûches pâtissières. Encore un effort et l’Amérique ne semblera plus si lointaine.

J.B.

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