

A Blanzy, une énergie nouvelle souffle sur la scène culturelle. C’était déjà le cas avec le festival en mars en famille ou dans la programmation culturel, mais avec le festival Chamboultou, depuis presque six ans, ce n’est pas seulement un événement, c’est un manifeste artistique, une invitation à la découverte et à l’audace. Porté avec conviction par le maire, Hervé Mazurek, « maire sortant et bientôt sorti » s’amuse t-il, et accompagné de son confident et partenaire de réflexion musicale, Gilles Galera, Chamboultou s’affirme comme un rendez-vous singulier dans le paysage artistique régional.
Le concept bouscule les codes pour révéler les talents, c’est l’ADN même du festival né au bord de la Bourbince, sur l’esplanade du stade de football.
Le nom même du festival annonce la couleur. Chamboultou, comme un clin d’œil au jeu populaire, symbolise cette volonté de faire tomber les quilles des habitudes culturelles pour laisser place à la surprise. Ici, la priorité est donnée à la découverte d’artistes émergents, à la diversité des expressions et à l’exploration de nouvelles sensibilités, a expliqué le maire aux partenaires.
Loin des programmations standardisées, Chamboultou mise sur la curiosité et l’audace. Il offre une scène à celles et ceux qui « font leur trou » dans le monde artistique, permettant au public de vivre des rencontres inattendues et authentiques.
Chamboultou a une âme, celle du collectif et de la passion.
« C’est un travail de fond, nous avons fédéré des associations et des partenaires », a souligné Hervé Mazurek. Derrière ces mots, il y a une réalité : Chamboultou est le fruit d’un engagement collectif. Associations locales, acteurs culturels, partenaires économiques et bénévoles forment un tissu solidaire au service d’un même objectif, faire de Blanzy un territoire de création vivante.
L’âme du festival repose sur cette dynamique humaine. Ce n’est pas un événement importé, mais une construction partagée, enracinée dans son territoire et tournée vers l’avenir.
Son rayonnement repose sur une identité claire, soutenir la création, encourager l’émergence et affirmer que la culture est un levier de dynamisme pour le territoire. Chamboultou fait son chemin, patiemment mais sûrement, dans le paysage artistique régional et peut-être demain, bien au-delà. L’affiche jaune du festival avec le bonhomme dessus née de la vision des Chats Pelés, elle voyage loin même jusqu’à Kingston en Jamaïque.
Chamboultou n’est donc pas seulement un festival, c’est une vision. Celle d’élus et de passionnés qui croient en la force de la culture pour rassembler, surprendre et faire grandir un territoire. A Blanzy, l’art ne se contente pas d’exister, il bouscule, il rassemble, il rayonne.
« Bien sûr, on attend toujours plus personnes. On tourne avec 2000 personnes, on voudrait le double » reconnaît humblement le maire. Mais ici à Blanzy, on respire du reggae le vendredi soir, on découvre du rock festif le samedi et dimanche, la nouveauté en juin prochain, « ce sera style kermesse à l’ombre des platanes pour les familles ». Journée entrée gratuite.
En quelques éditions, Chamboultou a su s’imposer comme un rendez-vous prometteur. Son ambition dépasse les frontières communales. Il attire désormais des artistes et des partenaires qui voient en lui un espace d’expression libre et innovant.
A vous de jouer.

J.B.