Désert médical – Isabelle Louis s’en prend à l’Etat et au Département

 

Communiqué du Groupe municipal « Pour une gauche sociale, écologique et démocratique ».

 

Désert médical et insuffisance du nombre de médecins généralistes à Montceau-les-Mines :

 

Le désert médical est une réalité qui touche de nombreuses régions en France, particulièrement les territoires ruraux et périurbains mais également certains secteurs urbains relégués.

L’absence de médecins généralistes et de médecins référents plonge la population dans une situation de détresse sanitaire inacceptable. Nous constatons cette même réalité à Montceau-les-Mines.

Mais derrière cette crise se cachent aussi des situations humaines qui illustrent la nécessité impérieuse d’agir. Les exemples suivants le prouvent :

 

Mme A…, 70 ans, habitante de Montceau. Son médecin traitant a pris sa retraite en janvier et depuis, elle n’a trouvé aucun professionnel acceptant de la suivre. Elle souffre de diabète et devra se rendre au centre de diabétologie au Creusot pour obtenir une simple ordonnance de renouvellement. L’attente aux urgences est devenue désormais son seul recours.

 

B…, jeune homme de 27 ans, n’a pas de médecin traitant car il consulte rarement. Il souhaiterait une visite de contrôle pour la pratique sportive mais n’étant patient d’aucun médecin du secteur, malgré ses connexions tous les lundis sur doctolib ou ses appels à plusieurs secrétariats médicaux, il n’a encore obtenu aucun rendez-vous depuis plusieurs semaines. Sans ce bilan de santé de routine, toute prévention paraît improbable.

 

Mme C…, personne âgée, était suivie par le docteur X… au Centre de santé départemental. Ce dernier vient d’arrêter brutalement son activité. Elle se trouve aujourd’hui sans médecin référent et sans aucune solution. Son parcours de soins pourrait devenir un parcours du combattant.

 

D…, porteur d’un handicap depuis sa naissance, handicap doublement reconnu avec un taux de prise en charge de 120% et en ALD, se trouve sans médecin traitant après le départ de son médecin. Il n’a jusqu’à aujourd’hui obtenu que des refus à ses sollicitations. Il sonne l’alerte désespérée auprès des élus locaux.

 

Entre les téléconsultations pas complètement satisfaisantes et les déplacements à rallonge, une médecine isolée qui ne répond plus aux besoins de santé des populations et aux aspirations des jeunes médecins, nombre d’habitants risquent de se résigner à ne plus se soigner correctement, mettant leur santé en péril.

 

Face à ces situations dramatiques, il est urgent que l’État et le Département prennent des mesures fortes pour accompagner les collectivités locales :

  • Incitations à l’installation de médecins en zones sous-dotées,
  • Facilitation de l’exercice pluridisciplinaire et coordonné avec possibilité de délégation et de partage de tâches, au sein de plateaux techniques pluridisciplinaires, de qualité et propices à la prise en charge des patients.
  • Renforcement des aides aux jeunes professionnel(les)s de santé,
  • Meilleure reconnaissance des efforts fournis par les soignants en milieu rural et semi urbain,
  • Poursuite du recrutement de médecins étrangers,
  • Opposition à une médecine à deux vitesses. L’accès à la santé doit être effectif pour tou(te)s sans barrière financière.

 

L’accès aux soins est un droit fondamental. Il est impensable qu’en France, des citoyen(ne)s soient privés d’un suivi médical de proximité. Il faut une politique nationale beaucoup plus volontariste, il est temps d’agir pour réduire ces inégalités et garantir à tou(te)s un accès à la santé digne et équitable.

 

Isabelle Louis, conseillère municipale, Vice-Présidente CUCM

Martine Boguet, conseillère municipale

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