CUCM – Eloignés de l’emploi, Innov’Insertion leur tend la main

La Communauté Urbaine Creusot Montceau (CUCM) franchit une étape importante dans sa politique en faveur de l’emploi et de l’inclusion. Elle vient de présenter les résultats de la toute première étude d’impact social consacrée à la démarche Innov’Insertion CUCM. Réalisée par Groupe SOS Consulting, cette évaluation met en lumière des résultats jugés  très encourageants pour les publics accompagnés comme pour les employeurs du territoire.

« Cette étude nous permet de mieux comprendre le travail mené sur le terrain », introduisait David Marti, président de la CUCM. « L’insertion est un chemin exigeant pour ces personnes éloignées de l’emploi. Il s’agit par conséquent de mieux appréhender les freins au retour à l’emploi en apportant des réponses coordonnées ».

Un collectif territorial mobilisé pour l’insertion

Lancé par la CUCM en partenariat avec 11 structures locales, Innov’Insertion CUCM repose sur un principe simple : unir les forces du territoire pour faciliter l’accès à l’emploi des personnes qui en sont éloignées.

Le collectif rassemble associations, organismes de formation et entreprises solidaires : AGIRE, APOR, Atelier du Coin, E2C, Eureka Intérim, Régie de Territoire CUCM-Nord, Régie des Quartiers du Bassin Minier, Restaurants du Cœur, Solidarités Services, Solif et Tremplin Hommes & Patrimoine.

En mutualisant leurs compétences, ces acteurs proposent des parcours d’insertion adaptés à la fois aux besoins des bénéficiaires et aux attentes des employeurs locaux, créant ainsi des passerelles concrètes vers l’emploi durable.

« C’est un travail de fond qui nécessite du temps. Innov’Insertion n’est pas seulement un dispositif mais bien une dynamique territoriale » notait le président.

Des bénéficiaires plus confiants et plus optimistes

Menée entre juillet 2025 et février 2026, l’étude d’impact s’appuie sur des questionnaires et des entretiens réalisés auprès de 167 bénéficiaires et de 11 clients ou commanditaires.

« C’est une première étude, imparfaite, certes, amis elle a le mérite d’exister. Alors que les gens éloignés de l’emploi sont entre 3 à 5000, nous devrons affiner l’étude et augmenter l’échantillon, soit environ 350 questionnaires » admettait Xuan Dai Veret du groupe SOS Consulting.

Les résultats témoignent néanmoins d’effets significatifs :

  • 93 % des bénéficiaires déclarent avoir renforcé leur confiance en eux et en leurs capacités de réussite.

  • 90 % se disent plus optimistes quant à leur avenir professionnel.

  • 87 % ont élargi leur réseau et souhaitent maintenir le contact avec les personnes rencontrées durant leur parcours.

  • 37 % des freins périphériques à l’emploi (mobilité, santé, gestion budgétaire) ont pu être levés grâce à l’accompagnement personnalisé.

Au-delà des chiffres, l’étude souligne l’importance du suivi individualisé et de la coordination entre les structures, qui permettent d’agir à la fois sur l’employabilité et sur les difficultés sociales annexes.

Ces premiers résultats confortent tout ce qui a été fait et « il est nécessaire de poursuivre le financement de ce dispositif » indiquait Xuan dai Veret.

Des employeurs pleinement satisfaits

Du côté des entreprises partenaires, le constat est tout aussi positif.

100 % des employeurs interrogés expriment leur satisfaction concernant la qualité des recrutements et l’accompagnement assuré par les structures du collectif. Ils mettent en avant :

  • un gain de temps dans leurs démarches de recrutement,

  • une meilleure adéquation entre les profils proposés et leurs besoins,

  • une évolution de leur regard sur les parcours d’insertion, qu’ils considèrent désormais comme une réelle valeur ajoutée.

Ces retours confirment que la démarche ne bénéficie pas uniquement aux personnes accompagnées, mais participe également à la dynamique économique locale.

Pour la CUCM et l’ensemble des membres d’Innov’Insertion, cette première évaluation constitue une étape clé. Elle permet non seulement de mesurer l’efficacité des actions engagées, mais aussi d’orienter les futures évolutions du dispositif.

Toutefois, des représentants des structures faisaient remarquer que l’un des freins au retour à l’emploi, portait sur le logement, pas suffisamment pris en compte dans l’étude comme le sont la mobilité et le transport. « Ils n’ont pas de garant pour un logement chez un bailleur. Avec 2000 € de salaire par mois, il dormait pourtant dans sa voiture » relatait le directeur d’une structure.

Autre remarque, celle de Laurent Selvez, président de Solidarités Services. « Il manque aussi ce public qui est très très éloigné de l’emploi et qui ne retrouvera jamais d’emploi ».

« C’est la raison pour laquelle nous mettons autant de moyens » lui répondait David Marti. « Il y a toujours une solution et sans nous, certaines personnes seraient dans une situation épouvantable. Nous devons aller encore plus loin, il reste des choses à imaginer ».

J.B.

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