Avec 10 € aujourd’hui, que fait-on encore ? Pas grand-chose. Mais avec le festival Blanzy en mars en famille, pour 10 €, on s’offre bien davantage qu’une soirée, un p’tit bal du samedi soir à l’EVA, comme une face A et une face B. D’un côté, l’Orchestre des Verreries, de l’autre, la Fanfare Express. Deux manières de faire battre le même cœur.
Dans n’importe quel bar et son jukebox, les 10 € se seraient évaporés en quelques minutes. Ici, ils deviennent musique, pas après pas, note après note.
Alors on danse. Sous la direction de François Bordiau, qui a façonné tous les arrangements avec précision, la voix de Claude Trentin se pose comme une lumière sur la salle. Et aussitôt, les corps se mettent en mouvement : paso-doble, valse, cha-cha-cha, tango… Toute une mémoire du bal qui revient, douce et vivante. Puis vient la légèreté avec la danse du balai, presque malicieuse, parfaite pour changer de cavalière ou la garder un peu plus près sous les notes d’Europa, ce slow universel signé Carlos Santana. Le twist surgit à Saint-Blanzy comme une étincelle, et voilà que les épaules s’animent, que les hanches s’abandonnent, que Cloclo lui-même semble passer entre les tables avec Magnolias for ever.
Ce p’tit bal du samedi soir fait plus que danser, il rapproche les couples, ranime les danseurs, et fait chavirer les cœurs comme autrefois à faire pâlir tous les marquis de Sade et même souffrir sans gémir ou se plaindre sans un cri.
Puis vient l’autre souffle. La Fanfare Express entre en scène et, avec elle, les cuivres éclatent comme une fête. On dirait que les murs eux-mêmes vibrent. Les tubes planétaires pleuvent, brillants, irrésistibles, et chacun danse sans retenue, comme si la nuit ne devait jamais finir.
Avec l’Orchestre des Verreries et la Fanfare Express, comment ne pas conclure en fanfare le Festival Blanzy en mars en famille ? Une soirée comme un disque qu’on ne voudrait jamais voir s’arrêter.
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J.B.
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