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L’aménagement du parc des Mirauds à Blanzy, véritable poumon vert de la commune, aura longtemps été le fil conducteur de la municipalité actuelle, et tout particulièrement de Magali Soufflet-Oudin, adjointe à la mise en valeur du patrimoine.
Ce projet a ondulé au fil des années, à l’image des reflets frémissants de l’étang des Mirauds lorsque le vent vient en caresser la surface.
Alors que la mandature touche à sa fin, la transformation du parc renaît, telle une promesse de printemps. « Six ans qu’on en parle », rappelait Magali Soufflet-Oudin avec un sourire complice. Mais chacun le sait, plus l’attente est longue, plus la floraison est belle.
Le véritable coup d’envoi a été donné mercredi soir, juste avant le conseil municipal. Le parc des Mirauds s’apprête enfin à connaître une métamorphose qui lui offrira un tout nouveau visage. « C’est un projet fort, un lieu essentiel de la vie blanzynoise pour les années à venir », assurait le maire, Hervé Mazurek.
Pour chambouler les Mirauds _ petit clin d’œil assumé au festival Chamboultou, comme un souffle malicieux adressé à ceux qui voudraient en voir l’écho s’éteindre _ la commune a fait appel à l’architecte Lucie Garzon, dont le cabinet est installé à Mont-Saint-Vincent, afin d’imaginer au parc sa nouvelle parure.
Son ambition, intégrer harmonieusement des aires de jeux, des tables de pique-nique, des sanitaires, une boucle ceinturant l’étang, des chemins en béton désactivé et semi-perméable, des sentiers engazonnés et une halle en bois, semblable à une grande toile tendue sur pilotis, légère comme un abri champêtre.
A la découverte des visuels présentés mercredi soir, nombreux étaient ceux qui murmuraient presque, « Quand commence-t-on ? »
Indéniablement, le projet donne envie. Envie de s’y rendre, de flâner au bord de l’eau, de laisser courir les enfants dans l’herbe, de partager un panier sous les arbres, de retrouver des amis à l’ombre d’un saule, d’écouter la batterie-fanfare fredonner les airs du printemps ou d’admirer le rassemblement des voitures anciennes. Ici, flottera un parfum singulier, mêlé d’herbe fraîche, de bois et de souvenirs à venir.
Bien sûr, tout cela demandera du travail et des moyens. L’enveloppe s’élève à 678 000 €, subventionnée à 80 %. « Il restera environ 200 000 € à la charge de la commune, soit 33,58 € par habitant », précisait l’adjointe.
Si le calendrier suit son cours sans embûche, après les consultations à venir, le parc des Mirauds, dans son nouvel écrin, devrait ouvrir ses allées au printemps 2027.
A l’entendre, Hervé Mazurek affichait déjà un enthousiasme débordant. Il l’a rêvé, il le verra éclore. Et même s’il ne sera plus maire de Blanzy, il pourra toujours venir s’y promener, revivre un souvenir marquant entre Liverpool et Manchester City. Certes, l’herbe des Mirauds n’aura sans doute pas la rigueur de la pelouse d’Anfield… mais avec un brin d’imagination, tout devient possible sous le ciel de Blanzy.
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J.B.
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